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Selon le CNLD, 1345 poursuites judiciaires sont recensées : Poursuite des arrestations ciblant les activistes du Hirak

08 février 2020 à 10 h 30 min

Les arrestations ciblant des militants impliqués dans le mouvement populaire se poursuivent. Dans l’après-midi d’hier, une dizaine d’activistes de la wilaya de Mascara ont été interpellés, parmi lesquels Hadj Ghermoul, défenseur des droits humains et membre du Comité national pour la défense des droits des chômeurs.

A Sétif, des activistes, dont un blogueur, ont été arrêtés par les services de police. «Le blogueur Islam Tebbouche a été interpellé et est actuellement au commissariat de Setif. Islam Tebbouche a été interpellé à l’instant sur son lieu de travail…Islam m’a contacté il y a quelques jours et m’a informé qu’il fait l’objet de harcèlement policière…et des infos sur l’arrestation d’activistes à leurs domiciles », a signalé Me Abdelghani Badi, membre du collectif de défense des détenus. Poursuivi pour ses publications sur internet, le blogueur Tebbouche a été déjà arrêté le 25 juin 2018 et condamné à une amende de 10 000 DA pour atteinte à corps constitué.

Le Comité nationale pour la libération des détenus (CNLD) a alerté la semaine dernière sur la convocation par les services de lutte contre la cybercriminalité de la police d’activistes du Hirak à travers les plusieurs wilayas du pays. «L’activiste Mohamed Tahar Boualeg (de Tebessa) a été convoqué par la police de cybercriminalité où il (a) été présenté jeudi 6 février. Lors de son interrogatoire, Mohamed Tahar Boualeg a été interrogé sur ses relations et aussi des informations sur la page Facebook de « Lutte contre la corruption » et la page Facebook du CNLD.

Il n’est pas le seul à être convoqué depuis quelques jours par la police de cybercriminalité dans plusieurs wilayas (notamment Annaba, Constantine, Tlemcen, Ain Temouchent…) au sujet de la page Facebook du CNLD.

Pour rappel, Mohamed Tahar Boualeg a déjà été détenu durant 3 mois et il a été convoqué lui et 3 autres activistes pour un procès le 26 janvier dernier, qui a été renvoyé au dimanche 16 février, suite à l’absence de Mohamed Djemai (ex SG du FLN) qui était à la prison d’El Harrach et transféré récemment à la prison de Kolea », précise le comité. Les transferts de dossiers et la programmation de procès des détenus du mouvement populaire se poursuivent.

« Désobéissance judiciaire » ?

Ainsi, le juge d’instruction près le tribunal de Sidi M’hamed (cour d’Alger) a rendu, jeudi 06 février, une ordonnance de renvoi du dossier de Fersaoui Abdelouahab, président de l’association RAJ, devant la section correctionnelle. Le détenu Laalami Chems eddine dit Brahim à nouveau devant le juge demain, mais cette fois-ci avec des accusations supplémentaires liées à la présumée détention de drogue, croit savoir le CNLD. « Ces nouvelles accusations n’ont jamais été mentionnées lors de l’arrestation de Brahim Laalami. Que préparent-ils contre Brahim Laalami qui a déjà été torturé dans le commissariat après son arrestation en novembre 2019 ? », s’interroge le CNLD dans un post sur sa page Facebook. Quelque 142 détenus d’opinion et politiques seraient toujours en prison alors que plus d’un millier sont poursuivis pour participation au Hirak. « Il reste encore 142 détenus d’opinion et politiques (à travers le territoire national) et 1345 poursuites judiciaires, toutes liées au hirak.

On ne cherche pas à les gracier, on se bat pour les libérer et les réhabiliter dans leurs pleins droits car ils sont tous victimes de ce système. On ne va pas continuer comme ça à les traîner eux et leurs familles et les avocats bénévoles, devant les tribunaux. Il faut prendre les choses en main et aller vers une désobéissance judiciaire et ne plus jamais se présenter aux procès. On est en plein révolution et on doit prendre des décisions courageuses et avec concertation.

Cette idée est déjà en discussion, on doit juste la mûrir et passer à l’action après large débat », souligne le coordinateur du CNLD, Kaci Tansaout.

Sauf dans les cas liés aux faits de corruption impliquant des ministres et des hommes politiques ou d’affaires, le ministère de la Justice ne communique que d’une manière parcellaire sur les détentions et les programmations des affaires liées au hirak.

 



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