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Scènes de liesse après la libération de Amar Acherfouche à Tigzirt

26 décembre 2019 à 10 h 05 min

La libération de Amar Acherfouche, après six mois de détention dans les geôles du régime pour avoir brandi le drapeau amazigh, a suscité des scènes de liesse indescriptibles à Tigzirt (40 kilomètres au nord de Tizi Ouzou), où des centaines de citoyens ont fêté, mardi soir, l’arrivée de ce détenu du mouvement populaire qui a purgé sa peine.

Ainsi, devant le cinéma Mizrana, un grand rassemblement a été organisé, durant la soirée, pour accueillir ce prisonnier d’opinion. Les participants à cette action ont scandé, haut et fort, des slogans hostiles au pouvoir. «C’est grâce à la pression populaire que je suis aujourd’hui parmi vous.

Je tiens à remercier tous ceux qui ont participé aux actions qui ont abouti à notre libération. Donc, le combat doit continuer dans le sillage de notre révolution», a déclaré Amar Acherfouche, à son arrivée. Cette libération est vécue comme un grand soulagement par les citoyens de la daïra de Tigzirt.

«Le pouvoir qui voulait affaiblir la protestation populaire avec ses arrestations n’a pas réussi son plan machiavélique. Au contraire, la détermination citoyenne s’est intensifiée dans un extraordinaire élan de mobilisation en faveur de la libération de ces détenus et la continuité des actions pour le départ du système», a martelé Mohand Arezki Hamdous, député RCD.

«Aujourd’hui, c’est le jour de la victoire contre l’injustice. Des otages ont purgé leurs peines. Et ce, en attendant la mise en liberté d’un autre groupe de prisonniers d’opinion, la semaine prochaine.

Vive la liberté», a souligné, pour sa part, Syphax, neveu de Amar Acherfouche, qui a mené un grand travail de mobilisation durant les actions de protestation organisées pour exiger la libération des détenus du mouvement populaire.

D’ailleurs, pour rappel, depuis l’arrestation de Amar Acherfouche, une marche est organisée chaque jeudi dans la ville de Tigzirt.

Les marcheurs, qui ont battu le pavé chaque semaine durant six mois dans l’antique Iomnium, n’avaient cessé de réclamer, haut et fort, la libération des prisonniers du hirak, dont ceux incarcérés pour avoir brandi l’emblème amazigh.

Même lors de la marche du vendredi, à Tizi Ouzou, les citoyens de Tigzirt organisaient souvent un important carré avec une banderole appelant à la libération de Amar Acherfouche, dont les portraits étaient fièrement exhibés par des marcheurs tout comme ceux des autres personnes incarcérées durant les actions du mouvement populaire enclenché, à l’échelle nationale, depuis le 22 février, pour exiger le départ, pur et simple, de tous les symboles du régime et demander également l’instauration d’un Etat de droit.


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