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Révision de la Constitution

Saïd Sadi met en garde contre l’aggravation de la crise politique

28 septembre 2020 à 10 h 56 min

L’ancien président du RCD, Saïd Sadi, a mis de nouveau en garde, avant-hier, contre le projet de révision de la Constitution, qualifié de «catastrophe» qui aggravera, selon lui, la crise politique.

«Tous les juristes, que j’ai sollicités, sont arrivés à peu près à la même conclusion. Pour le pays, c’est une catastrophe qui aggravera davantage la crise politique !

Pour les auteurs, c’est une indignité ! Je ne comprends pas comment des gens ont accepté que leurs noms soient associés à ce brouillon», a dénoncé Saïd Said, invité de la chaîne Berbère TV, ajoutant que même les anciennes Constitutions, depuis 1963 à ce jour, avaient une certaine «cohérence», contrairement au projet de révision de la Constitution, préparé dans un contexte marqué par la répression des opposants politiques et des militants du hirak.

Pour appuyer ses propos, il a cité quelques «grandes insuffisances» de ce texte. «Ils disent vouloir diminuer les prérogatives du président de la République. Or, ils les ont renforcées de manière maladroite. Même les organes consultatifs, c’est le chef de l’Etat qui les désigne», s’est-il offusqué.

L’autre grief retenu contre les auteurs dudit texte est lié au statut du Conseil national de la magistrature. «Le Conseil national de la magistrature, qui s’occupe de la vie et de la carrière des magistrats, doit être composé de gens qui sont désignés par leurs pairs.

Avec le nouveau texte, les deux Chambres du Parlement s’y immiscent. Plus grave encore, ils prétendent aller vers une séparation des pouvoirs. Or, ils ont constitutionalisé l’irrégularité entre le pouvoir législatif et judiciaire», a fustigé l’ex-président RCD.

Ce dernier a aussi critiqué la démarche du régime qui a retenu la date symbolique du 1er novembre pour la tenue du référendum. «Le fait de faire passer ce brouillon un 1er novembre démontre qu’ils sont décidés à ne rien céder. Même le capital symbolique, ils sont en train de l’épuiser.

C’est dangereux pour la suite», a-t-il prévenu. Jugeant le système «historiquement condamné», Saïd Sadi a invité les militaires algériens à être à «la hauteur» des Soudanais qui ont entamé une transition vers la démocratie. «La solution à la crise algérienne, c’est le débat. Le peuple a déjoué toutes les manœuvres et les divisions.

C’est aux élites de donner du sens au message du peuple et un visage à la contestation. Mais, ce n’est pas pour commander», a lancé l’invité de Berbère TV. Longtemps accusé par certaines parties d’accointances avec l’ancien DRS, Saïd Sadi a dénoncé de fausses assertions.

«Mon ennemi historique, c’est le DRS. Tout le monde le sait (…). Le travail du DRS consiste à semer la confusion partout», a-t-il souligné, fustigeant le travail de sape de la mouvance islamiste – dont le mouvement Rachad, soutenu, selon lui, par des chancelleries du Golfe – d’avoir «pollué» sur le plan idéologique le hirak. «On ne peut pas discuter avec les totalitaires. Ils ne manient que mensonges et insultes», a-t-il affirmé.

Par ailleurs, Saïd Sadi a dénoncé la «censure» qui a ciblé le RCD, après l’interdiction de la réunion du conseil national du parti. «C’est un scandale d’interdire un parti politique de tenir ses assises dans un pays», a-t-il réagi, précisant, en revanche, ne pas être favorable avec ce qui se fait actuellement au niveau du parti qu’il a fondé. 

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