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Sadek Kati. Président d’Amnesty International Algérie

10 août 2018 à 0 h 19 min

Amnesty International appelle les autorités à réviser les dispositions juridiques qui érigent en infraction le droit à la liberté d’expression
Dans sa dernière communication adressée au comité des droits de l’homme des nations unies, qui surveille l’application du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), Amnesty International avait appelé les autorités algériennes à cesser de restreindre les droits à la liberté d’expression, de réunion pacifique et d’association.

En dépit des garanties des droits à la liberté d’expression pacifique qui figurent dans la dernière révision de la Constitution en 2016, nous avons constaté que des blogueurs et des journaliste sont poursuivis en recourant aux dispositions du Code pénal qui érige en infraction l’’outrage’, l’’injure’ ou la ‘diffamation’ visant des représentants de l’Etat et autres institutions.

Nous rappelons à ce titre le cas du journaliste Mohamed Tamalt, condamné en juillet 2016 à deux ans de prison pour ‘outrage envers le Président et les institutions publiques’ en raison de messages qu’il avait publiés sur facebook et sur son blog. Tombé dans le coma en août, il est décédé à l’hôpital en décembre 2016. Les autorités n’ont pas mené d’enquête convenable sur les allégations selon lesquelles il aurait été battu en détention, sur son traitement en prison et sur sa mort.

En janvier 2017, le blogueur Merzoug Touati a été placé en détention provisoire ; il encourait la peine de mort pour s’être exprimé pacifiquement. Il est accusé d’‘incitation à la violence’ et d’’espionnage’ en lien avec une publication sur facebook et un entretien vidéo qu’il avait enregistré. Le 24 mai, il a été condamné à dix ans de prison, avant que sa peine ne soit réduite à sept ans à l’issue de son procès en appel.

Amnesty International lance un appel aux autorités algériennes pour leur demander de libérer immédiatement et sans condition tous les prisonniers d’opinion et notamment Merzoug Touati, qui a entamé une grève de la faim le 8 juillet pour protester contre sa condamnation inique. Amnesty International appelle également les autorités à réviser les dispositions juridiques qui érigent en infraction le droit à la liberté d’expression, notamment les articles 144, 144 bis 2 et 146 du code pénal.

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