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Sa famille réclame sa libération : Le commandant Bouregaâ boucle son premier mois d’incarcération

28 juillet 2019 à 10 h 25 min

Le commandant de la Wilaya IV historique, Lakhdar  Bouregaâ, boucle son premier mois d’incarcération à la prison d’El Harrach (Alger).

Mis en détention provisoire depuis le 30 juin dernier, l’ancien officier de l’ALN, âgé de 86 ans, «garde le moral», malgré toutes les privations. «Il tient le coup. Il a bonne mine. Il ne se plaint de rien. Et puis, je vous dis qu’il a toujours posé des questions sur le hirak, alors que nous, quand on lui rend visite, on s’enquiert de son état. C’est une constante chez lui. Il a aussi le souci de la famille», relève M’hamed Bouregaâ, fils aîné du commandant, dans une déclaration à El Watan.

De santé fragile, l’illustre détenu prend des fortifiants, nous précise l’aîné d’une fratrie de sept enfants. La famille Bouregaâ espère qu’il pourrait bientôt y avoir du «nouveau» . «Il n’y a rien de particulier à ce jour. Mais des informations qui nous sont parvenues nous disent qu’il pourrait y avoir du nouveau aujourd’hui, samedi, demain ou au plus tard lundi. Nous espérons que notre père sortira de prison», signale le fils sans plus de détails sur le contenu des informations ni sur leur source.

Interpellé par des agents en civil devant sa maison, au quartier Sellier à Hydra, l’ancien officier de la Wilaya IV historique et fondateur du FFS, Lakhdar Bouregaâ, a été placé sous mandat de dépôt par le juge d’instruction près le tribunal de Bir Mourad Raïs. «Après avoir entendu le mis en cause, le procureur de la République a soumis le dossier de procédures au juge d’instruction pour répondre des chefs d’accusation de ‘‘participation, en temps de paix, à une entreprise de démoralisation de l’armée ayant pour objet de nuire à la défense nationale et à un corps constitué’’, des faits mentionnés et passibles de sanctions, cités dans les articles 75, 144 bis et 146 du code pénal», indique le communiqué du procureur de la République du tribunal de Bir Mourad Raïs.

Ces déclarations publiques expliquent l’acharnement contre un homme connu pour son franc-parler. Un collectif d’avocats a introduit, le 17 juillet, une nouvelle demande de liberté provisoire du moudjahid. «Nous informons l’opinion publique que vu l’état de santé du détenu d’opinion, le moudjahid Si Lakhdhar Bouregaâ, mis en détention provisoire depuis le 30 juin 2019 qui inquiète les avocats de la défense, une demande de liberté provisoire a été introduite au niveau de la chambre d’instruction chargée du dossier auprès du tribunal de Bir Mourad Raïs.

La demande a été accompagnée d’un dossier médical», explique le collectif, composé de Noureddine Benissad, Bouallag Badreddine, Halit Saïd, Rahmoune Aïssa et Nabila Smaïl, dans un communiqué (El Watan, 24 juillet 2019). La chambre d’accusation devra se prononcer aujourd’hui sur la libération ou le maintien en détention de Lakhdar Bouregaâ. Les manifestants du mouvement populaire, des membres de la société civile et des partis ainsi que l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM) ont exigé la libération du grand moudjahid.

Ces derniers jours, des personnalités composant le panel du dialogue et de la médiation, accepté par la Présidence, ont réitéré de leur côté cette demande dans le cadre des «mesures d’apaisement». Mais à ce jour, les autorités ne sont visiblement pas décidées à répondre favorablement à la demande populaire.


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