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Révision de la constitution : Tebboune poursuit ses consultations politiques

13 février 2020 à 10 h 01 min

Le président Tebboune poursuit ses consultations politiques dans le cadre de sa démarche visant à réviser la Constitution dans l’espoir de mettre fin à la crise politique.

Il a reçu avant-hier, séparément, une délégation du Front El Moustakbal, conduite par Abdelaziz Belaïd, président du parti, ainsi qu’une autre du parti islamiste Front pour la justice et le développement, présidée par Abdallah Djaballah.

Ces rencontres s’inscrivent dans le cadre des «consultations qu’il a initiées avec des personnalités nationales, des dirigeants de parti et des associations de la société civile sur la situation générale dans le pays et le projet d’amendement de la Constitution pour asseoir les fondements d’un Etat moderne dans un climat d’entente nationale», a fait savoir un communiqué de la Présidence, relayé par l’agence APS.

Abdelmadjid Tebboune a «écouté les avis et propositions du président du Front El Moustakbal sur la manière de contribuer à l’édification d’une nouvelle République dans le respect de la pratique démocratique, l’application de la loi et de la justice sociale et la garantie des droits de l’homme et des libertés», a ajouté la même source.

Pour sa part, le président du FJD a indiqué, à l’issue de sa rencontre, que le contenu principal des discussions tournait autour de l’édification d’un «Etat fidèle aux chouhada de la Révolution d’un côté, et qui concrétise les espoirs légitimes de la nation et du peuple pour qu’il puisse vivre dignement, dans la quiétude (…)». «Il s’agit aussi de construire des institutions fortes et justes.

Il faut une nouvelle Constitution répondant à cette vision. Il faut aussi réviser les lois qui datent des années 1970», a-t-il ajouté, selon des images diffusées par la télévision d’Etat. Djaballah a précisé avoir évoqué la liberté d’expression, la libération des détenus d’opinion et la situation régionale. «Il y a une volonté de redresser la situation», a-t-il lancé.

Contesté par le hirak et mal élu, le président Tebboune prône, depuis son arrivée au pouvoir, le dialogue en vue d’un «changement radical du mode de gouvernance» du pays. Il a entamé des consultations avec des personnalités politiques en vue d’amender la Constitution, dont le texte sera soumis à référendum.

Un comité d’experts, présidé par un membre de la Commission du droit international de l’ONU, Ahmed Laraba, aura moins de trois mois pour soumettre des propositions pour une révision constitutionnelle «profonde». Le comité doit se pencher sur 7 axes, dont le «renforcement des droits et libertés des citoyens», «la moralisation de la vie publique et la lutte contre la corruption», ainsi que «la consolidation de la séparation et de l’équilibre des pouvoirs».

Outre le hirak, une partie de l’opposition rejette en bloc le processus de réforme constitutionnelle, engagé par Tebboune. En janvier dernier, les forces du Pacte de l’alternative démocratique ont estimé que la décision du pouvoir de réviser la Constitution «s’inscrit en droite ligne des manœuvres visant à organiser le sauvetage du système», rejetant un «nouveau coup de force» de ce dernier. Dans ce contexte, la répression du hirak, qui réclame une transition démocratique, se poursuit toujours.

Plusieurs ONG s’inquiètent d’une situation toujours préoccupante des droits de l’homme dans le pays. C’est le cas de Human Rights Watch (HRW) qui s’est inquiété récemment de la poursuite de la répression du hirak depuis la présidentielle, un scrutin marqué par une abstention record et vigoureusement rejeté par le hirak.

«Les offres de dialogue perdent de leur crédibilité quand vous enfermez des gens simplement descendus dans la rue pour exprimer leur désaccord avec vous», avait souligné Eric Goldstein, directeur exécutif Moyen-Orient et Afrique du Nord par intérim de l’ONG. Plus de 120 personnes sont toujours détenues – en attente de procès ou condamnées – pour avoir pris part au mouvement de contestation, selon le Comité national de libération des détenus. 



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