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Réunion de la tripartie : Les attentes du patronat

18 août 2020 à 10 h 01 min

Les organisations patronales fondent de gros espoirs sur le plan de relance de l’économie, frappée de plein fouet par la crise sanitaire due au nouveau coronavirus, qui sera présenté par le gouvernement à l’occasion la réunion de la tripartie, prévue aujourd’hui et demain à Alger. «Les attentes sont nombreuses.

D’abord, accompagner de manière rapide les contraintes des entreprises qui sont en difficultés à cause de la Covid-19. L’autre grosse attente, c’est de mettre en place la base du nouveau modèle économique, tant demandé et tant attendu», a souligné Sami Agli, président de la Confédération algérienne du patronat citoyen (CAPC), joint hier par téléphone.

Ce nouveau modèle économique doit être «basé sur la digitalisation, une législation stable, la débureaucratisation de l’acte d’investir, l’accès facile au foncier et une réforme profonde du système bancaire», a-t-il détaillé, saluant «la volonté politique» du président Tebboune d’engager des réformes économiques. «Mais il faut aller vite dans l’application des décisions, car la crise n’attend pas.

Cette crise peut agir de plusieurs manières. Les réponses doivent être rapides et cette construction du nouveau modèle économique doit être basée sur l’économie réelle, loin de ce qu’on a connu comme rente, et l’économie basée sur l’appel d’offres publiques. C’est ce que nous prônons», a insisté Sami Agli, rappelant que son organisation a émis des propositions en commun avec d’autres organisations patronales.

Pour sa part, Mohamed Saïd Naït Abdelaziz, président de la Confédération nationale du patronat algérien (CNPA), a plaidé en faveur d’une nouvelle politique économique, basée sur le développement territorial.

«Pour résumer la principale demande de la CNPA, le développement territorial doit se fonder sur une préférence PME-PMI-TPE. L’Algérie est un vaste continent et il faut animer les territoires du pays. Ce type de développement économique répond à des structures à taille humaine, qui vise aussi à libérer les initiatives des organismes territoriaux et locaux», a affirmé le président de la CNPA.

Ce dernier a salué le fait que «la feuille de route du président Tebboune sur la relance de l’économie correspond aux souhaits de la CNPA» en matière de développement des start-up, des TPE et PME. Selon lui, le gouvernement doit s’attaquer frontalement à un problème de taille, celui de la «bureaucratie qui bloque le système économique». «Nous avons des dossiers d’investissement qui dorment dans les bureaux de l’administration.

Ce n’est plus possible ! On ne peut pas continuer comme ça. La mère des reformes à engager sur le plan économique est celle de l’administration», a recommandé Mohamed Saïd Naït Abdelaziz. En outre, il a mis en garde contre toute reproduction des échecs commis sous le règne du Président déchu.

«Depuis pratiquement deux décennies, nous avons produit une multitude de propositions dans tous les domaines, y compris économique. Malheureusement, force est de constater qu’on s’est fait berner. On a perdu du temps et de l’argent qui n’a profité ni à l’économie ni aux entreprises. J’espère que cette fois-ci sera la bonne», a-t-il estimé.

De son côté, Saïda Neghza, la présidente de la Confédération générale es entreprises algériennes (CGEA), a plaidé en faveur de l’assouplissement de l’acte d’investir dans tous les secteurs dont l’industrie, le tourisme et l’agriculture.

«Nous avons un sérieux problème avec les walis, dont les portes sont fermées à la face d’investisseurs sérieux et intègres. Nous avons rencontré de grandes difficultés à investir dans certaines wilayas», a-t-elle déploré, en évoquant les difficultés d’accès aux crédits bancaires et au foncier.

«Nous demandons aux walis et aux ministres de mettre sur pied un plan pour recenser les opportunités d’investissement afin de permettre aux investisseurs d’avoir une idée sur le potentiel de développement local», a réclamé la présidente de la CGEA.

Elle a accusé des «résidus de la ‘‘issaba’’» de vouloir «saboter» le programme économique du président Tebboune. «Le programme du président de la République est extraordinaire. Si l’administration applique ses directives, les portes seront ouvertes aux investisseurs. Le Président a la volonté de bien faire les choses. Mais il ne pourra rien faire tout seul», a insisté Saïda Neghza.



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