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Répression des manifestants malgré l’offre de dialogue de Tebboune : Human Rights Watch dénonce les incohérences du pouvoir

29 janvier 2020 à 10 h 00 min

L’ONG Human Rights Watch revient, une nouvelle fois, sur la situation en Algérie et s’alarme de la poursuite des arrestations des manifestants pacifiques, plus d’un mois après la présidentielle.

Dans un communiqué rendu public hier et repris par l’AFP, l’organisation souligne les incohérences du pouvoir qui, tout en faisant une «offre de dialogue continue d’arrêter arbitrairement des manifestants du hirak et les poursuivre en justice». «Au lieu de libérer tous ceux incarcérés pour avoir manifesté pacifiquement, les autorités continuent d’arrêter et d’emprisonner des gens qui militent pacifiquement», déplore Eric Goldstein, directeur exécutif Moyen-Orient et Afrique du Nord par intérim de l’ONG de défense des droits humains, cité dans ce communiqué.

Depuis la présidentielle du 12 décembre, «boudée par les électeurs et remportée par Abdelmadjid Tebboune, souligne l’ONG, les autorités ont arrêté des dizaines de manifestants pacifiques». «Des manifestants restent incarcérés et poursuivis pour ‘‘attroupement non armé’’, passible d’un an de prison, ou ‘‘atteinte à l’intégrité du territoire’’, crime passible de dix années d’emprisonnement», rappelle encore l’organisation. Selon les responsables de Human Rights Watch, cette attitude des autorités va à l’encontre de leur démarche visant à enclencher un dialogue. «Les offres de dialogue perdent de leur crédibilité quand vous enfermez des gens simplement descendus dans la rue pour exprimer leur désaccord avec vous», estime Eric Goldstein.

L’ONG rappelle, dans la foulée, l’ensemble des cas de personnes détenues, dont celles remises en liberté au début du mois de janvier dernier. «Depuis l’élection présidentielle du 12 décembre, les autorités algériennes ont détenu des dizaines d’activistes ayant participé aux manifestations pacifiques, y compris le 17 janvier. Nombre d’entre eux demeurent en détention, risquant des poursuites basées sur leur participation aux manifestations pacifiques ou leur critique des autorités après que les autorités aient libéré provisoirement plus de 70 activistes en janvier», rappelle l’organisation.

L’ONG condamne les pressions exercées sur des journalistes, arrêtés et menacés de poursuites. Pour rappel, les forces de police continuent d’interpeller, chaque vendredi, des manifestants sans motifs. Certains sont maintenus en garde à vue pendant deux jours avant d’être présentés devant la justice qui les place sous contrôle judiciaire. Vendredi dernier, les forces de police se sont attaquées au carré des militants du RCD qui ont été violemment réprimés.


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