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Répression des libertés de réunion et d’association : La LADDH demande la révision des lois liberticides

10 septembre 2018 à 3 h 00 min

La Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH) demande le respect du libre exercice des libertés publiques et démocratiques et la révision des lois liberticides.

Dans un communiqué rendu public hier et signé par son vice-président, Saïd Salhi, la ligue rappelle les nombreuses atteintes aux libertés, en dépit de la levée de l’état d’urgence depuis 2011. «La LADDH interpelle le gouvernement à ouvrir le champ de l’exercice des libertés publiques et démocratiques. Les droits à l’exercice des libertés d’expression, de réunion, de manifestations pacifiques et d’association doivent être respectés», explique l’organisation dans son document.

La ligue appelle aussi, selon le communiqué, le gouvernement à réviser les lois d’associations et des réunions et manifestations publiques et pacifiques. «Pour plus de libertés, il faut consacrer définitivement le régime déclaratif à la place du régime en vigueur, de contrôle et d’autorisation», préconise la LADDH. Dans la foulée, l’organisation appelle aussi la société à «s’organiser dans le strict cadre pacifique et à demeurer solidaire et mobilisée autour d’un large front national pour la construction d’un Etat de droit et des droits humains pour toutes et tous». mEn faisant ces recommandations, la LADDH rappelle qu’elle observe, depuis des années, et malgré la levée de l’état d’urgence, «avec inquiétude, les tentations de mise sous scellés, des droits de manifestations pacifiques, de réunion et d’association».

«Ces libertés sont pourtant consacrées par le droit national et les conventions internationales ratifiées par l’Algérie, notamment le pacte international relatif aux droits civils et politiques», soutient la même source. Ce même pacte a été, rappelle encore la ligue, examiné en juillet dernier par le Comité des droits de l’homme de l’ONU à Genève, où les représentants du gouvernement, invités à répondre aux engagements du pays en matière de sa mise en œuvre et aux rapports alternatifs de la société civile, ont trouvé du mal à se défendre et à justifier toutes les restrictions qui touchent l’exercice de ces droits. mPoursuivant, l’ONG dénonce aussi l’interdiction des marches pacifiques, des réunions et autres actions publiques de la société civile et politique, non seulement à Alger, mais aussi dans toutes les régions du pays, «notamment en Kabylie qu’on croyait pourtant immunisée contre l’arbitraire».   

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