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Rencontre de partis et personnalités de l’opposition : Rejet unanime de la feuille de route de Bouteflika

14 mars 2019 à 9 h 39 min

Les partis et personnalités politiques, ainsi que les représentants de la société civile et du mouvement syndical, qui se sont réunis hier au siège du FJD – Adala – de Abdallah Djabbalah, à Baba Hacen, à Alger, ont unanimement rejeté la feuille de route proposée par le chef de l’Etat sortant, Abdelaziz Bouteflika.

Dans la déclaration sanctionnant les travaux de ce conclave auquel, faut-il le préciser, ont pris part deux dirigeants de l’ex-FIS, en l’occurrence Kamel Guemazi et Ali Djeddi, les signataires ont exprimé leur «rejet dans le fond et dans la forme des décisions prises par le président de la République qui ne sont qu’un prolongement du 4e mandat après que le peuple ait rejeté le 5e».

En plus des dirigeants du FJD (Djaballah et Benkhellaf), ont pris part à cette rencontre Ali Benflis (Talaie El Hourriyet), Tahar Benbaïbeche (El Fadjr El Jadid), Nourreddine Bahbouh (UFDS), Ahmed Dane (El Bina), Lyes Merabet, du Syndicat des praticiens de la santé publique (SNPSP), l’avocat et défenseur des droits de l’homme Mustapha Bouchachi, l’ancien ministre Abdelaziz Rahabi, ainsi que les universitaires Ferrad Mohand Arezki et Fatiha Benabou, pour ne citer que ceux-là.

Par contre, Abderrezak Makri, du MSP, a délégué un représentant, alors que Louisa Hanoune (PT), Mohcine Belabbas (RCD), Karim Tabbou (UDS), ce dernier ayant quitté la précédente réunion avec fracas, et l’ancien Premier ministre, Ahmed Benbitour, n’ont pas assisté à la réunion.

Allant plus loin, il a été signalé dans la déclaration finale que «le régime politique actuel ne peut continuer à gérer en dehors de tout cadre constitutionnel et contre la volonté populaire, comme il n’a aucune légitimité à mener une période de transition». Plus grave, juge-t-on encore, «son maintien (le régime, ndlr) constitue un véritable danger pour la stabilité et la sécurité nationale».

A cet effet, les partis et personnalités de l’opposition qui ont pris part à cette rencontre, et tout en réexprimant leur soutien à la révolte populaire, ont appelé à «l’organisation d’une rencontre nationale qui réunira tous ceux qui s’opposent à la proposition du régime, au vu des dangers qu’elle présente sur la stabilité du pays et l’unité de la nation, dans le but d’entamer un dialogue sérieux pour traduire les revendications populaires et la mise en place d’une feuille de route pour une douce transition démocratique ainsi que l’élaboration d’un nouveau système de gouvernance qui ne se ferait pas sous les injonctions des forces supra-constitutionnelles qui gèrent le pays actuellement».

Parallèlement à cela, un appel est également lancé à l’endroit des députés de l’opposition pour leur retrait des deux Chambres du Parlement (APN et Sénat).

Il est clair que ces partis et personnalités de l’opposition cherchent à peser dans le processus à venir afin de ne pas perdre l’initiative. Pour ce, l’implication de toute la classe politique de l’opposition est souhaitable. Mais la présence de personnes directement impliquées dans la décennie noire (Guemazi et Djeddi), qui, de plus, n’ont aujourd’hui aucun ancrage politique, n’est pas pour faciliter les choses.

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