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Réactions de partis et acteurs politiques au panel et au discours de Gaïd Salah

01 août 2019 à 10 h 25 min

Mohamed Saïd, président du PLJ  : «Le raidissement du discours de Gaïd Salah aggrave la crise»

Le discours prononcé par le chef d’état-major de l’ANP a surpris à plus d’un titre. Il met fin, selon Mohamed Saïd, aux efforts déployés par l’opposition politique et la société civile sur la voie de la recherche d’une solution politique consensuelle à la crise. Il constitue une fin de non-recevoir aux engagements publics de Bensalah et de Karim Younès, qui voient de ce fait leur marge de manœuvre très réduite. Mohamed Saïd invite ces deux personnalités à tirer les conclusions évidentes qui s’imposent. Le Parti de la liberté et de la justice (PLJ) voit dans le raidissement du discours du commandement militaire un élément d’aggravation de la crise et donc une volonté de maintien du statu quo. Bien plus, une volonté d’imposer une solution par l’organisation expéditive de l’élection présidentielle. Il appartient à tous les acteurs politiques et sociaux de mieux coordonner leurs efforts pour éviter au pays l’irréparable, compte tenu de la conjoncture régionale explosive.

Abdelouahab Fersaoui, président du RAJ  : «Graves divergences au sein du pouvoir»

Le président de l’association Rassemblement Actions Jeunesse qualifie le discours du chef d’état-major de l’ANP de «déplacé» et de «maladroit» dans la forme et dans le fond et qui ne contribue pas à l’apaisement. «C’est un discours qui reflète la volonté du pouvoir réel, le commandement de l’armée, d’en finir avec le hirak et de faire passer sa feuille de route en organisant une élection présidentielle le plus tôt possible, dont l’objectif principal est de maintenir le système politique.» Le chef d’état-major vient de désavouer le chef de l’Etat, dont le mandat a expiré, et en même temps, il compromet toute initiative de dialogue. Cela confirme les tiraillements et l’existence de graves divergences au sein du pouvoir. Le hirak a su et pu déjouer toutes les tentatives machiavéliques du pouvoir, ce dernier assumera tout seul la responsabilité de tout débordement.

Mohcine Belabbas, président du RCD :  «Seul préalable au dénouement : le retrait de Gaïd Salah»

Pour Mohcine Belabbas, le vice-ministre de la Défense vient de confirmer qu’il est le seul à la manœuvre, révèle et clarifie en même temps la mission dont il a chargé ce qui est convenu d’appeler le panel. «Ayant déjà fait perdre beaucoup de temps à l’Algérie, il assène, une fois encore, que son seul objectif à travers cette manœuvre est d’installer un Président potiche», note-t-il. Récusant les promesses concédées aux membres enrôlés dans le panel sur une prétendue libération des détenus politiques et d’opinion et autres mesures d’apaisement, le vice-ministre s’en prend, s’indigne Belabbas, aux Algériens qui manifestent chaque vendredi pour recouvrer leur souveraineté, libérer la justice et réhabiliter l’institution militaire dans ses missions républicaines. Confirmant qu’il est le commanditaire des condamnations de manifestants en violation des lois de la République et de la Constitution qu’il dit défendre,  «il rabaisse le niveau de tous les dirigeants politiques et suggère que la justice n’est indépendante que quand elle exécute à la lettre ses ordres. En réalité, les Algériens ont compris que désormais le seul préalable au dénouement est le retrait de Gaïd Salah comme symbole de l’immixtion de l’armée dans le champ politique».

Soufiane Djilali, président de Jil Jadid :  «Les conditions d’un dialogue ne sont pas réunies»

Pour soufiane Djilali, les conditions d’un dialogue politique serein et authentique ne sont pas encore réunies. Jil Jadid, note son leader, déclinera toute discussion sans le préalable des mesures d’apaisement et d’ouverture politique. «Les esprits ne sont apparemment pas prêts pour l’instant aux concessions mutuelles. L’impasse est réelle. Le moment appartient malheureusement aux certitudes des extrêmes», dit-il

Saïd Salhi, vice-président de la LADDH  :  «Un coup de grâce au panel»

Saïd Salhi estime que le discours du chef d’état-major prend à contre-pied celui du chef de l’Etat qui a déclaré que l’armée ne va pas s’immiscer dans le processus du «dialogue». «Le discours de Gaïd Salah donne aussi le coup de grâce au panel qui, lui, a conditionné son travail à la réalisation des préalables qu’il a avancés, faute de quoi il va dissoudre son panel», note-t-il Pourtant, rappelle Salhi, lors des discussions au sujet du panel, la première question qu’il avait posée, c’était au sujet de la place et du rôle de l’armée dans le processus de médiation pour un dialogue ouvert, la réponse était que «l’armée n’interviendrait pas, et voilà que le panel n’a même pas eu le temps de s’installer que la preuve du contraire à été apportée».

Ramdane Taazibt, cadre au PT :  «On veut précipiter le pays dans des incertitudes»

Gaïd Salah vient de confirmer, selon le PT, que le régime veut opérer un coup de force par l’organisation d’une élection présidentielle dans la seule perspective de se préserver, et ceci démontre la véritable nature du «dialogue» que veut imposer le régime en place. «Il exclut toute idée de libérer les prisonniers politiques et d’opinion, leur déniant même ce statut, à l’image de Louisa Hanoune, le moudjahid Lakhdar Bouregaâ et des dizaines de manifestants pour port de l’emblème de l’amazighité. Chaque jour qui passe, ce système apporte une menace supplémentaire à la démocratie et à la nation.» Qui a donc intérêt à précipiter le pays dans des incertitudes sans lendemain ? s’interroge Taazibt. Le PT s’inquiète de ces développements susceptibles d’ouvrir la voie vers l’inconnu.


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