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vendredi, 05 mars, 2021
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Réactions de la classe politique et de la société civile au discours de Gaïd Salah

22 mai 2019 à 9 h 44 min

Mohcine Belabbas, président du RCD : «Le chef de l’état-major tergiverse»

«Après deux semaines de silence, le chef d’état-major de l’armée renoue avec l’adresse à la nation de l’intérieur des casernes. Il continue de croire en l’élection présidentielle sans passer par une période de transition à même de mettre en place les mécanismes, dont l’instance indépendante d’organisation et non de surveillance des scrutins, qui garantissent une élection réellement transparente et libre ainsi qu’une alternance démocratique au pouvoir.

Bien qu’il ne se soit pas attaqué cette fois à ce qu’il appelle ‘‘ceux qui entravent la solution constitutionnelle’’, il tergiverse dans des postures qui ont déjà fait perdre à la nation beaucoup de temps. En réalité personne n’a entravé ‘‘la solution constitutionnelle’’, elle n’est tout simplement pas une solution mais un problème.»

Soufiane Djilali, président de Jil Jadid : «Une tentative de reprise en main du hirak»

«C’est une tentative de reprise en main du hirak et une volonté de perpétuer le régime à travers une application stricte de la Constitution, qui a été faite pour le régime et contre le peuple.  Nous, nous demandons un changement fondamental du régime dans la paix, la sécurité pour tout le monde.

On ne veut pas de changement avec les vengeances, et on ne veut pas s’occuper du passé, mais construire l’avenir. Aujourd’hui, les Algériens sont conscients, et ils ont besoin d’avoir un pays stable, du travail, d’emplois, on a besoin d’un avenir pour nos enfants, et on ne cherche pas à aller vers le passé. Il faut qu’ils comprennent qu’il est temps pour qu’il y ait un vrai changement et que le pouvoir revienne au peuple.»

Amara Benyounès, président du MPA : «La sortie de crise passe par la présidentielle»

«Conscient de la gravité de la situation du pays, le Mouvement populaire algérien accueille avec satisfaction les dernières déclarations du vice-ministre de la Défense nationale et chef d’état-major de l’ANP, qui constituent une confirmation sans équivoque de l’engagement de l’institution militaire pour une sortie de crise apaisée. Le MPA, tout en réitérant son soutien à une solution politique, réaffirme son attachement à un processus constitutionnel, seul à même d’épargner au pays des errements préjudiciables, qui pourraient hypothéquer son avenir immédiat. Ainsi, l’organisation dès que possible d’une élection présidentielle, garantie par des mécanismes de gestion indépendants et transparents, serait la solution idoine et démocratique pour une sortie de crise et l’avènement d’un pouvoir politique légitime issu d’urnes transparentes.»

Samir Bouakouir, ex-cadre au FFS : «Une escroquerie politique»

«Plutôt que de sommer le mouvement populaire de désigner des représentants au risque de le diviser, les partis et personnalités politiques soutenant le hirak devraient adopter une attitude ferme vis-à-vis du commandement militaire et exiger de lui non pas l’ouverture d’un dialogue mais des engagements clairs en faveur d’une transition démocratique constituante (…). Faire d’une présidentielle, quand bien même organisée en dehors des instances de l’ancien régime, l’alpha et l’oméga du changement démocratique est une escroquerie politique.

La solution électorale sous couvert d’une fausse transition n’est qu’une manière déguisée de désamorcer un changement radical du système qui mettra fin à l’hégémonie politique des élites militaires. L’insurrection politique pacifique du 22 février n’a jamais visé un simple changement de régime et de ses symboles, mais une transformation politique radicale qui redéfinira, en modifiant la loi suprême, la règle du jeu politique.»

Saïd Salhi, vice-président de la LADDH : «Le maintien des élections est un risque pour la stabilité»

«Gaïd Salah maintient le coup de force et s’accroche encore à son offre d’aller aux élections même sans ou contre le peuple qui les a pourtant rejetées majoritairement, pacifiquement mais avec grande détermination, sous prétexte du respect de la Constitution. Le maintien de ces élections est un risque pour la cohésion et la stabilité nationales. La LADDH, tout en appelant à poursuivre la mobilisation pacifique, réitère encore son appel à l’armée de se ressaisir et d’être à l’écoute et du côté du peuple, pour l’ouverture d’une transition en vue de l’émergence de la nouvelle République civile, démocratique et sociale.»

Abdelouhab Fersaoui, président de RAJ :«L’état-major tourne le dos au peuple»

«Décevante et exaspérante, la sortie du chef d’état-major creuse davantage le fossé existant entre les revendications populaires pour le changement du régime et le pouvoir incarné par l’état-major, qui n’a pas de volonté politique pour amorcer un dialogue sérieux et responsable avec les dynamiques composant la société afin d’engager une phase de transition pour une sortie de crise consensuelle et pacifique.

Vouloir aller vers l’imposition d’un passage en force à travers l’élection présidentielle ne peut qu’exaspérer davantage la situation et envenimer le climat politique en ébullition. En dépit des multiples appels et propositions de sortie de crise, l’armée garde la sourde oreille, osant même traiter les revendications populaires d’irrationnelles et d’irraisonnables. Face à l’entêtement des détenteurs du pouvoir réel, seule la poursuite de la mobilisation pacifique et la solidarité populaire pourront venir à bout de ce régime et construire l’Etat de droit et de justice sociale.»

RND : «Nécessité de tenir l’élection présidentielle»

«Le Rassemblement national démocratique est convaincu de la nécessité de la tenue de l’élection présidentielle en vue de sortir de la situation actuelle, avant d’engager de sérieuses et profondes réformes. A ce titre, le RND apporte son appui aux appels lancés par le vice-ministre de la Défense et chef d’état-major de l’ANP  pour accélérer la création d’un organe d’organisation et de supervision des élections, ainsi que la nécessité pour les citoyens de faire preuve de vigilance pour préserver la stabilité du pays.» 


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