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Rassemblement en solidarité avec les journalistes du Temps d’Algérie

24 novembre 2019 à 10 h 10 min

Des journalistes du Temps d’Algérie ainsi que leurs collègues des autres médias du groupe Médias Temps nouveaux (le quotidien arabophone Waqt El Djazair et la chaîne Dzaïr TV) ont observé, hier, un sit-in devant les locaux du groupe en guise de solidarité avec leurs collègues suspendus et pour dénoncer les atteintes à la liberté de la presse.

Les salariés de l’entreprise ont brandi des pancartes sur lesquelles on pouvait lire «Le journalisme n’est pas un crime», «Liberté pour la presse» ou encore «Non à la désinformation».

Mercredi dernier, quatre journalistes du quotidien francophone Le Temps d’Algérie, apparentant au groupe Médias Temps nouveaux, propriété de l’homme d’affaires Ali Haddad, ont été suspendus par leurs employeurs pour avoir critiqué le traitement médiatique de la présidentielle du 12 décembre.

Interdits d’accès au siège du journal, les quartes salariés sont suspendus «jusqu’à un conseil de discipline» pour avoir «porté sérieusement préjudice à l’image du journal», selon une note de la direction. Régissant à cette suspension, les salariés du journal ont observé un premier sit-in en guise de solidarité avec leurs «collègues arbitrairement suspendus et interdits d’accès» au siège du groupe, tout comme ils ont exigé «la levée de toutes les sanctions» sous peine de poursuivre le mouvement de protestation.

Hier, l’un des quatre journalistes suspendus du quotidien a dénoncé «le mensonge grossier» de la direction de l’entreprise. «La direction du journal, qui nous a suspendus, a publié un journal de 16 pages. Ceci constitue une honte. Plus honteux encore le mensonge grossier qui a été publié en une du journal.

La direction prétend que j’ai appelé le directeur de la SIA (Société d’impression d’Alger, ndlr) pour lui enjoindre de ne pas publier l’édition du 33-40, alors que ceci ne relève pas du tout de mes prérogatives. Je dénonce ce mensonge et je défie la direction d’apporter la preuve de ses dires.

On va aller jusqu’au bout», s’est offusqué le rédacteur en chef Saïd Mekla, alors qu’un nouveau rassemblement est prévu ce mardi à la maison de la presse Tahar Djaout. Reporters sans frontières (RSF) avait appelé, jeudi dernier, les autorités algériennes à «respecter le pluralisme médiatique et le débat d’idées pendant la campagne présidentielle», tandis que des journalistes de la Radio et la Télévision publiques et de médias proches du pouvoir «font l’objet de pressions grandissantes de la part de leurs directions qui les poussent à évoquer le prochain scrutin présidentiel sous un angle favorable, alors que l’élection est rejetée par une majorité d’Algériens». Pour sa part, la Fédération internationale des journalistes avait condamné cette «nouvelle entrave à la liberté de la presse» et demandé au «gouvernement algérien une réelle protection des journalistes». 


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