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lundi, 11 novembre, 2019
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Rassemblement devant le siège de Sonatrach à Béjaïa

14 octobre 2019 à 10 h 01 min

Le projet de loi sur les hydrocarbures fait de plus en plus d’indignés. Au moment où le siège de l’APN était assiégé, hier, par des milliers de manifestants, des dizaines de citoyens se sont rassemblés devant le siège de la direction de Sonatrach dans la ville de Béjaïa pour protester contre ce que d’aucuns considèrent comme un projet de loi de «haute trahison».

Ce texte que les autorités s’apprêtent à soumettre à l’approbation du Parlement s’impose désormais comme un nouveau point de fixation pour le mouvement populaire qui se mobilise aussi pour la libération des détenus.

Les initiateurs de l’appel, qui se contentent, pour seul support d’information, des réseaux sociaux, ont pu mobiliser une foule de militants auxquels se sont joints des employés de Sonatrach.

«Gouvernement illégitime, loi irrégulière», a-t-on dénoncé, déniant au gouvernement Bedoui le droit d’engager le pays dans de telles politiques «scélérates».

Persona non grata dans plusieurs régions du pays, du fait du rejet exprimé par les Algériens qui marchent chaque vendredi depuis le 22 février, le gouvernement Bedoui se montre dans une tentative de franchir le Rubicon en s’engageant en dehors de la gestion des «affaires courantes» pour lesquelles il a été constitué.

Les manifestants l’ont fustigé hier, l’accusant d’avoir élaboré un projet de loi qui dilapide et brade les richesses du pays.

«L’Algérie des martyrs, ils l’ont vendue les traîtres !» ont-ils scandé sur un rythme qui emprunte aux marches du vendredi leurs airs mi enragés, mi enjoués. Les slogans criés sont destinés autant aux autorités qu’aux élus «du peuple» qui ont la lourde responsabilité de débattre d’un projet de loi décrié.

«Barlamane el âr» (Parlement de la honte) ont crié les dizaines de manifestants qui ne changent pas leur opinion à propos d’un Parlement que l’on a toujours considéré comme «croupion» pour avoir approuvé des lois impopulaires.

A la première alerte, la rue s’est emparée du sujet du projet de loi qu’elle a rejeté lors des marches hebdomadaires, où l’on accuse ses artisans de servir des puissances étrangères pour s’assurer leur silence.

«La loi sur les hydrocarbures, ils l’ont faite aux Emirats !», a-t-on scandé hier. «Pollution et cancer pour le peuple, gaz et pétrole pour el îssaba (le clan) et les Emirats», est-il dénoncé sur une pancarte portée par un militant écologique.

Les réactions de la rue ont été amorcées avant la manifestation d’hier. Un groupe de citoyens a initié, la veille, un rassemblement nocturne dans le quartier populeux d’Iheddaden, où l’on s’est exprimé sur ce texte que l’on voit comme une œuvre de la «îssaba».

A travers ces manifestations de rue, qui risquent de s’amplifier, les citoyens entendent exercer leur droit de veto populaire sur ce que les manifestants d’hier considèrent comme une «loi des gangsters». «Sonatrach dialna !» (Sonatrach est à nous), ont-ils clamé. 


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