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RAJ et LADDH dénoncent l’insécurité à l’université

13 février 2019 à 10 h 50 min

La mort atroce d’Assil Belalta, jeune étudiant en médecine, à la résidence universitaire Taleb Abderrahmane de Ben Aknoun (Alger) n’a pas laissé indifférent.

L’association RAJ s’est élevée dans un communiqué rendu public, hier, contre l’«ignoble et horrible l’assassinat» de l’étudiant de 22 ans, originaire de Bordj Bou Arréridj.

L’association rappelle dans son communiqué signé de son président, Fersaoui Abdelouhab, qu’une inscription sur le mur de sa chambre «He is gay» est écrite avec son sang, «ce qui s’apparente à un crime homophobe, seule une enquête sérieuse peut déterminer les circonstances exactes de ce crime crapuleux, les libertés individuelles ne se marchandent pas».

L’association relève que quelques jours seulement après l’assassinat de l’étudiant originaire du Zimbabwe à la sortie d’une cité universitaire à Annaba, la communauté universitaire est plongée encore dans le deuil. «Décidément on n’en finit pas avec la violence en milieu universitaire.

L’assassinat d’Assil au sein de la cité U confirme le climat délétère et d’insécurité dans lequel baigne l’université algérienne. Face à cette dure épreuve à la fois pour sa famille et la communauté estudiantine, le RAJ s’incline à la mémoire du jeune Assil et présente ses condoléances les plus sincères à sa famille, à ses proches, à ses camarades et à toute la communauté universitaire», signale l’association.

Le RAJ a dénoncé l’«état d’insécurité et les violences permanentes qui s’installent dans les campus et les résidences universitaires, dont l’université algérienne est devenue un théâtre à ciel ouvert de violences parfois inouïes à l’encontre des étudiants». L’association réaffirme dans son document son attachement pour une université algérienne «ouverte au savoir et à l’universalité, assure la communauté universitaire de son soutien et appelle les étudiants à la mobilisation pour la défense de leurs droits».

Tout en restant réservé sur les faits et l’orientation sexuelle de la victime qui relève de sa vie intime et personnelle, que seule la justice peut révéler les faits et la vérité, Saïd Salhi, vice-président de la LADDH Algérie, estime, de son côté, que ce crime ne doit pas être caché, surtout pas les faits. Le vice-président de la LADDH dit halte à l’homophobie.

«Ce crime qu’il ne faudrait surtout pas banaliser, passer sous silence ou cacher au nom des tabous, la justice doit être rendue.»R. S.

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