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Radio nationale : Rassemblement des journalistes pour lever l’omerta

27 février 2019 à 10 h 00 min

Fini la chape de plomb. Des journalistes des chaînes de la Radio nationale ont observé, en début d’après-midi d’hier, un sit-in devant le siège de leur direction, située au boulevard des Martyrs (Alger).

Initiée à l’appel de la rédaction de l’information de la Chaîne III, le rassemblement a vu la participation des journalistes et techniciens des quatre chaînes publiques (I, II, III et Radio internationale), auxquels s’étaient joints quelques journalistes de la télévision. «Nous nous sommes rassemblés pour dire non à la censure et non au traitement partial de l’information. Nous étions tous là pour crier notre colère d’un système qui ne permet pas un véritable exercice du service public», signale une participante. Les journalistes ont scandé plusieurs slogans hostiles à leur direction : «Idhaâ houra dimocratia» (Radio libre et démocratique) ; «Houria, maoudhou3iya» (Liberté, Objectivité).

Les journalistes assurent «avoir d’ores et déjà obtenu gain de cause», puisque la DG de la Radio a «toléré» la couverture des manifestations des étudiants. «La parole a été libérée. Nous avons pu couvrir les manifestations pour le journal de 12h30», se réjouit une journaliste. Les instructions exigeant un black-out total sur les manifestations du vendredi 22 février ont fait réagir des journalistes des chaînes publiques. L’animatrice vedette Meriem Abdou a annoncé sa démission de son poste de rédactrice en chef de la rubrique internationale pour exprimer son refus «de cautionner un comportement qui foule aux pieds les règles les plus élémentaires de notre noble métier», poste-t-elle sur sa page Facebook. Par représailles, la direction a suspendu son émission «L’histoire en marche».

Dans une lettre adressée au directeur de la Radio, Chabane Lounakel, des journalistes (quelque 200 signataires), solidaires de leur collègue, ont dénoncé le «non-respect de la neutralité dans le traitement de l’information au sein de nos rédactions». Ils ont surtout défendu le principe du service public de la radio. «Nous sommes le service public et non des journalistes étatiques», mettent-ils en avant. Un collectif des journalistes de la station Radio Soummam de Béjaïa ont fait de même en protestant, lundi, contre là aussi le «black-out» imposé par la direction générale à la couverture des manifestations contre le 5e mandat dans la région.

Faisant écho à ces déclarations, Reporters sans frontières (RSF) a dénoncé, lundi, «la répression» contre les journalistes qui ont tenté de couvrir les manifestations populaires du 22 février dernier, précise l’ONG dans un communiqué publié lundi sur son site internet.


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