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Tebboune multiplie les consultations avec des personnalités : Quête d’un changement ou de la consolidation du système ?

16 janvier 2020 à 10 h 05 min

Le président Abdelmadjid Tebboune poursuit ses consultations avec des personnalités et des chefs de parti, entamées il y a plus de 10 jours. Après Ahmed Benbitour, Abdelaziz Rahabi, Ahmed Taleb Ibrahimi, Mouloud Hamrouche et Soufiane Djilali, le chef de l’Etat a reçu, hier à la Présidence, l’ancien chef de la Wilaya IV historique et ancien candidat à la présidentielle de 1999, Youcef Khatib.

Selon le communiqué de la Présidence annonçant ces audiences, ces consultations ont lieu autour de «la situation globale du pays et la révision de la Constitution, pierre angulaire dans le processus d’édification de la nouvelle République». Au-delà de cette explication des services de la Présidence, des interrogations s’imposent sur les objectifs de cette démarche et les intentions du pouvoir.

S’agit-il d’une quête d’un large consensus autour d’un changement réel, ou simplement d’une volonté de consolider les fondements fissurés du système en place ? Jusqu’à présent, l’objectif de ces consultations, lancées parallèlement à la mise en place d’une commission d’experts chargés de soumettre des propositions sur la révision de la Constitution, n’est pas clair. Les communiqués de la Présidence qui l’annoncent sont vagues.

Les personnalités consultées, à l’exception du président du parti Jil Jadid, n’ont pas donné des détails sur le contenu de leurs discussions avec le locataire du palais d’El Mouradia. Pourtant, une communication de leur part sur le sujet pourrait être un éclairage sur l’orientation politique du pouvoir en place, face à la crise politique profonde qui est loin d’être résolue.

Que veut Abdelmadjid Tebboune à travers cette initiative ? Les interventions, depuis avant-hier, du président du parti Jil Jadid, Soufiane Djilali, n’éclairent pas pour autant l’opinion. Selon lui, la démarche du chef de l’Etat pourrait seulement se résumer à la révision de la Constitution. «Il était disposé à écouter et il m’a semblé tenir beaucoup au fait que l’opinion publique s’implique complètement dans le débat politique et particulièrement le débat à venir autour de la Constitution.

Le chef de l’Etat m’a confirmé que la première mouture qui sera remise par le comité d’experts sera transmise à l’ensemble de la classe politique, la société civile et les citoyens et que les médias seront ouverts au débat contradictoire», affirme Soufiane Djilali dans une interview accordée, hier, à TSA. Et d’ajouter : «Il me semble qu’il (le président, ndlr) est dans une disposition d’esprit de recherche d’un consensus et qu’a priori il n’y a pas de limites rigides au débat.»

Pas d’engagement concernant les détenus

Abdelmadjid Tebboune, ajoute-t-il, «a salué le hirak» tout en exprimant le souhait «d’une large participation citoyenne dans les débats aussi bien à court et à long termes». «Il m’a longuement parlé de sa vision sur la démocratie participative, avec probablement une nouvelle vision sur les collectivités locales, où il y a une plus grande implication du citoyen», indique encore Soufiane Djilali.

Sur la question des détenus d’opinion, le chef de l’Etat ne prend aucun engagement pour leur libération. «Le Président m’a confirmé que la grande majorité des détenus pour le port de l’emblème amazigh et ceux provenant du hirak pour des raisons d’opinion ont été libérés (…). Concernant les personnalités que j’ai nommées : Karim Tabbou, Abdelwahab Fersaoui, Fodil Boumala et Samir Benlarbi, et d’autres aussi, le Président m’a dit clairement que pour certains, l’instruction était en voie d’être finalisée et que c’était à la justice de définir ce qui leur est reproché», explique-t-il.

La réponse sur cette question est venue, hier après-midi, de la cour d’Alger qui a rejeté une demande de liberté provisoire pour le président de l’association RAJ, Abdelwahab Fersaoui. Décidément, le pouvoir ne veut pas se déjuger. Sa démarche, jusqu’à présent, est axée uniquement sur la révision de la Constitution qui, à elle seule, ne résout pas la crise actuelle et risque de ne pas répondre à l’ensemble des demandes du mouvement populaire en cours qui exige, tout simplement, une rupture avec le système en place…     


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