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Plusieurs départements ministériels devraient être touchés

Quelques indices sur le remaniement gouvernemental

17 février 2021 à 11 h 18 min

Le président Abdelmadjid Tebboune a fait part, à quelques représentants de partis qu’il a reçus ces derniers jours, de son intention de remanier le gouvernement. Un changement qui est dans l’air depuis plusieurs mois, mais qui s’annonce imminent depuis le retour du chef de l’Etat de son séjour médical en Allemagne. Le président Tebboune a déjà exprimé, en janvier dernier, son insatisfaction quant au rendement de certains départements ministériels.

Si l’on se fie aux remarques qu’il avait faites lors de son dernier Conseil des ministres du 3 janvier 2021, plusieurs départements ministériels devraient être touchés par ce changement en vue. Parmi ces départements, l’on peut citer celui du Commerce, celui de l’Intérieur, celui de l’Industrie, celui des Ressources en eau, celui de l’Agriculture, celui des Finances et celui de la Santé.

Le président Tebboune avait en effet critiqué la gestion du dossier des zones d’ombre dans certaines wilayas. Le chef de l’Etat semble également mécontent de la gestion du secteur des Ressources en eau, au point d’avoir mis en garde contre «la poursuite du phénomène d’approvisionnement en eau par les méthodes rudimentaires». «Une tragédie dont des enfants ont été victimes», avait-il dit. Le ministre de l’Industrie risque, quant à lui, de faire les frais de sa gestion hésitante du dossier des licences d’importation automobile.

Aussi, le chef de l’Etat avait qualifié lors du même Conseil des ministres le système bancaire comme «le point noir qu’il convient de revoir, par un travail d’inspection au niveau de toutes les banques, notamment en ce qui concerne la transparence dans l’octroi de crédits». Il avait ordonné dans ce sillage «l’accélération de la numérisation des Douanes afin de lutter contre la surfacturation et d’absorber les fonds circulant dans le marché parallèle».

Autre secteur dont le rendement a été critiqué par le chef de l’Etat : celui de l’Agriculture. Ne cachant pas son mécontentement, le président Tebboune a ordonné «l’ouverture d’une enquête sur l’affaire d’importation de blé avarié de Lituanie, et chargé le ministre des Finances de procéder à un audit au sein de l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC)».

La prestation du ministre du Commerce n’est non plus pas à la hauteur des attentes. Les déclarations contradictoires et les fanfaronneries du ministre ne semblent pas être au goût du chef de l’Etat, surtout en ce contexte socioéconomique tendu, marqué par la hausse des prix des denrées alimentaires. Le secteur de la Santé pourrait également connaître un changement à sa tête, en raison notamment du retard enregistré dans le lancement de la campagne de vaccination contre la Covid-19.

Il faut préciser que le chef de l’Etat avait limogé, le 9 janvier dernier, le ministre des Transports et le PDG d’Air Algérie pour une affaire d’importation de porcelaine. Ce département ministériel est géré par intérim, assuré par le ministre des Travaux publics, Farouk Chiali.

Certains observateurs ont également vu dans l’accueil froid que le chef de l’Etat a réservé à son Premier ministre à son retour au pays un signe de mécontentement. Des rumeurs circulaient depuis l’été dernier sur la volonté du chef de l’Etat de se séparer de son Premier ministre que beaucoup trouvaient trop effacé.

Professeur d’université et ancien secrétaire général de la présidence de la République, Abdelaziz Djerad, 66 ans, n’était pas attendu à ce poste de responsabilité. Ayant entamé sa fonction avec la pandémie de coronavirus et tout ce qu’elle a induit comme mesures sanitaires, Abdelaziz Djerad n’avait pas réussi à briller durant sa première année à la tête de l’Exécutif.

Le chef de l’Etat ira-t-il ainsi vers un changement de gouvernement ou va-t-il se contenter d’un remaniement ministériel dans ce contexte pré-électoral ? La question mérite d’être posée d’autant que le chef de l’Etat devrait former un gouvernement politique après les élections législatives.


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