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Maladie du président : Quelles conséquences pour le pays ?

10 novembre 2020 à 10 h 54 min

Devant l’absence du chef de l’Etat, plusieurs décisions capitales devant être prises en urgence sont retardées. C’est le cas, notamment, pour les mesures nécessaires afin de faire face à la crise sanitaire, liée à la propagation de la Covid-19.

Le pays traverse une situation exceptionnelle. L’absence du chef de l’État, Abdelmadjid Tebboune, transféré depuis plusieurs jours en Allemagne pour des soins, semble avoir une conséquence néfaste sur le fonctionnement général du pays.

Cela commence à se faire sentir. Plusieurs décisions capitales devant être prises en urgence sont retardées.

C’est le cas, notamment, pour les mesures nécessaires afin de faire face à la crise sanitaire, liée à la propagation de la Covid-19.

Alors que la situation sanitaire s’est gravement dégradée, avec la recrudescence des cas de contamination, les décisions qui s’imposent peinent à être prises. C’est une question de prérogatives.

Le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, qui avait annoncé, dimanche, le réaménagement des horaires de confinement à domicile et l’ajournement de la rentrée universitaire, n’avait pas le droit de décider de mesures plus strictes : suspension de l’enseignement dans les écoles, retour à un confinement total à domicile dans les localités les plus touchées par la pandémie…

Celles-ci relèvent des prérogatives du président de la République, qui réunit, à cet effet, le Haut Conseil de sécurité.

Du coup, les mesures annoncées par le premier responsable du gouvernement pour tenter de maîtriser la situation sont qualifiées, par de nombreux observateurs, «d’insuffisantes», d’autant que les hôpitaux sont arrivés à saturation.

Les patients atteints du virus peinent à se faire prendre en charge. Les témoignages des familles des personnes malades, dans ce sens, sont légions.

Outre la question sanitaire, sur le plan politique le pays fonctionne au ralenti. Quelles seront les décisions à prendre après le fiasco du scrutin référendaire sur la révision de la Constitution ? Tout dépend du président Abdelmadjid Tebboune.

Alors que des voix s’élèvent pour appeler à une «lecture» politique des résultats du référendum, aucun membre du gouvernement ne s’est aventuré, jusqu’à présent, à les commenter.

A l’exception du président de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), Mohamed Charfi, qui a tenté de défendre le texte adopté par 66,80% des 23,7% de votants, l’hésitation est palpable chez les membres de l’Exécutif.

Ces derniers semblent complètement désorientés et attendent qu’un cap leur soit fixé par le chef de l’État. Que faire si l’absence de Abdelmadjid Tebboune est prolongée ?

La question reste posée jusqu’à nouvel ordre. Dans son dernier communiqué, la présidence de la République a assuré que «le président Tebboune est sur le point d’achever son protocole de soins».

Citant le staff médical, la même source ajoute aussi «que l’état de santé du Président continue d’évoluer positivement». Mais aucune information n’est avancée sur «la date prévue pour son retour au pays», maintenant ainsi le flou sur la maladie du chef de l’État.

Malgré le fait que la Présidence a fini, après plusieurs communiqués évasifs, par annoncer «qu’il était atteint de la Covid-19», l’institution de la Présidence n’a pas éclairé l’opinion sur le degré de gravité de son cas. Aucune image de Abdelmadjid Tebboune n’a été, par exemple, diffusée pour montrer «cette évolution de son état de santé».


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