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Protestation anti-Bouteflika : Appels à une grève générale de trois jours

25 mars 2019 à 9 h 52 min

Alors que le président Bouteflilka et son entourage restent sourds aux revendications du mouvement de contestation, des appels à des grèves générales sont lancés afin de maintenir la pression sur le régime en place.

Publié de manière anonyme sur les réseaux sociaux, l’un des appels incite, notamment les travailleurs des secteurs des hydrocarbures, des transports (ports, rail et aéroports) ainsi que ceux des inspections des impôts à observer une grève générale de trois jours à partir de demain.

C’est le second appel à une grève générale depuis le début du mouvement de contestation, le 22 février. Le premier appel à la grève, diversement suivi, avait divisé les Algériens. A l’instar de beaucoup de citoyens, ce nouvel appel anonyme à une grève générale suscite la défiance de certains acteurs de la société civile.

C’est le cas notamment de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH). «Après un mois de mobilisation citoyenne, la mouvement a gagné en visibilité. La majorité des acteurs de la société civile, notamment les syndicats, ont exprimé leur soutien au mouvement populaire (…).

Aujourd’hui, les militants de la société civile et les partis politiques doivent s’assumer à visage découvert. Il n’y a plus de place pour des appels anonymes à ce stade de la mobilisation», a estimé, Saïd Salhi, vice-président de la LADDH, joint hier par téléphone. Notre interlocuteur a rappelé que le premier appel à une grève générale avait suscité «les inquiétudes» des citoyens.

«A ce stade, s’il y a lieu d’organiser une grève, c’est aux syndicats d’en faire l’appel, car une grève doit être encadrée et organisée. Les gens doivent être avisés à temps. Il faut aussi assurer le service minimum.

Il ne faut pas mettre la société devant le fait accompli. Les syndicats doivent être mis à contribution, d’autant plus qu’ils sont partie prenante du mouvement», a-t-il suggéré. Outre cet appel anonyme à débrayer, la Fédération nationale des travailleurs des communes (FNTC), un syndicat affilié au Snapap, a exhorté les travailleurs des communes à rejoindre une grève générale de trois jours, à partir d’aujourd’hui, en signe de solidarité avec le mouvement populaire. Dans son appel, le syndicat a aussi appelé les communaux à rejoindre la marche nationale prévue aujourd’hui à Alger.

Là encore, le vice-président de la LADDH a déploré l’absence de concertation avec les syndicats autonomes. «Le mouvement populaire doit gagner en maturité, en organisation, mais surtout en concertation. Ce n’est pas à un syndicat d’appeler seul à une grève et de mettre les autres devant le fait accompli», a regretté Saïd Salhi.


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