Prolongement du mandat de dépôt de Bouregaâ | El Watan
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Prolongement du mandat de dépôt de Bouregaâ

29 octobre 2019 à 10 h 25 min

Le juge d’instruction près le tribunal de Bir Mourad Raïs (Alger) a décidé de renouveler le mandat de dépôt du moudjahid Lakhdar Bouregaâ, incarcéré depuis quatre mois à la prison d’El Harrach. «Le mandat supplémentaire de quatre mois a été renouvelé.

J’ai eu l’information par une consœur qui a confirmé cette décision du juge. Le mandat de dépôt (4 mois) expire le 30 octobre. Le juge a dû décider du renouvellement avant cette date», signale Me Badi dans une déclaration à El Watan.

Interpellé le 29 juin dernier devant sa maison au quartier Sellier, à Hydra, l’ancien officier de l’ALN et fondateur du FFS, Lakhdar Bouregaâ, a été placé sous mandat de dépôt par le juge d’instruction près le tribunal de Bir Mourad Raïs pour les chefs d’accusation de «participation, en temps de paix, à une entreprise de démoralisation de l’armée ayant pour objet de nuire à la défense nationale et à un corps constitué». Le 22 octobre, le commandant de la Wilaya IV historique a refusé d’être auditionné par le juge instructeur, qui l’a convoqué dans son bureau.

Dans une précédente déclaration à ses avocats, il a affirmé refuser toute initiative visant sa libération avant celle de tous les détenus d’opinion. «Je refuse toute démarche pour ma libération avant la libération de tous les jeunes du hirak sans exception. Même si on me propose de me libérer, je vais refuser», informe Me Badi en relatant les propos de son mandant. Il est à préciser que le tribunal de Sidi M’hamed a prolongé, lui aussi, les mandats de certains détenus du 28 juin. «Challal Amokrane a reçu sa notification à la prison d’El Harrach. Il est le seul parmi les détenus du 28 juin à être informé de la décision. Nous pensons que les autres, dont la militante du RCD, Samira Messouci, sont aussi concernés.

Nous ignorons si la notification a été faite avant le transfert de son dossier par le juge ou après ; si c’est la seconde hypothèse, nous disons que les juges ont violé la procédure. Mais je pense que le prolongement a été visiblement fait avant le transfert du dossier du détenu et que la notification lui est parvenue en retard», signale Me Alili Yamina. Aujourd’hui, les verdicts dans les procès de cinq détenus du mouvement populaire arrêtés le 21 juin devaient être connus.

Mais le gel des activités de la justice fait craindre aux avocats de la défense le report des prononcés. «Nous craignons qu’il n’y ait pas de verdict du tout. Les juges, si aucune décision n’intervient d’ici demain (aujourd’hui), ne devront pas prononcer leur verdict dans la première affaire programmée, ni dans la seconde (le lendemain 30 octobre). Ils nous condamnent tous», s’offusque Me Alili, membre du collectif de défense.



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