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Presse : Des journalistes réclament la libération de Rabah Karèche

26 avril 2021 à 11 h 03 min

Des journalistes exerçant dans divers médias, des militants politiques et des défenseurs des droits de l’homme se sont rassemblés, hier, devant le siège du journal Liberté en guise de solidarité avec Rabah Karèche, correspondant incarcéré à Tamanrasset.

Munis de pancartes et de portraits du journaliste, les participants ont réclamé haut et fort «La libération de Rabah Karèche», «Le respect de la liberté de la presse», «La cessation du harcèlement des journalistes» et «L’indépendance de la justice». Ils ont également alerté sur «la grave dégradation de la liberté de la presse et les moments difficiles que traversent les journalistes en Algérie».

Sur leurs pancartes, les protestataires ont également affirmé que «le journalisme n’est pas un crime» tout en exigeant «le respect de la liberté de la presse». «Rabah Karèche a été victime d’un harcèlement qui dure depuis plusieurs mois en raison de son travail et ses écrits sur les problèmes dont souffre la population de Tamanrasset», affirment ses collègues au quotidien Liberté. Ces derniers dénoncent, au passage, «une tentative de la part des autorités judiciaires de présenter son dossier comme une affaire de cybercriminalité». «C’est faux. Notre collègue ne partageait sur les réseaux sociaux que des articles qu’il a publiés dans le journal», précisent-ils.

Présent lors de ce rassemblement, l’avocat et militant des droits de l’homme Hakim Saheb condamne le recours par le pouvoir à des pratiques pourtant «interdites par la Constitution». «Les décideurs utilisent des lois parallèles pour contourner la Constitution afin d’emprisonner les journalistes», déclare-t-il. Pour sa part, Ramdane Youcef Taazibt, membre du bureau politique du PT, dénonce «l’instrumentalisation de la justice pour traquer les journalistes libres et indépendants».

De son côté, Abdelkader Groussen, président du bureau d’Alger du RCD, condamne «ces pratiques anciennes et apporte son total soutien au journaliste Rabah Karèche». «Ce sont des procédés d’un autre âge. Nous exigeant la libération immédiate du journaliste», lance, pour sa part, Abdelouahab Fersaoui, président de l’association RAJ. Rabah Karèche a été présenté, le 19 avril, devant la justice après avoir passé une nuit en garde à vue au commissariat central de Tamanrasset.

Le juge d’instruction près le tribunal de Tamanrasset, qui l’a placé en détention provisoire, a décidé de le poursuivre pour les chefs d’inculpations suivants : «Création et gestion d’un compte Facebook pour publication d’informations ayant pour but de semer le racisme et la haine dans la société», «Publication et diffusion au public de fausses informations pouvant porter atteinte à la sécurité et à l’ordre public» et «travailler avec n’importe quel moyen pour attenter à l’unité nationale, en vertu des articles 77 et 78 du code pénal».


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