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Présidentielle de 2019 : le pessimisme réaliste des partis de l’opposition

24 novembre 2018 à 17 h 51 min

Les partis Talaie El Hourriyet et Jil Djadid ne croient pas en un changement du régime politique en Algérie, après la prochaine élection présidentielle prévue au cours du printemps 2019.

Talaie El Hourriyet a estimé, dans un communiqué rendu public aujourd’hui samedi à l’issue de la réunion de son bureau politique, que « le pouvoir en place est accaparé obsessionnellement par l’échéance 2019 qu’il considère comme une simple formalité pour perpétuer la situation du statu quo qui assure la pérennité du régime politique (…) les autres forces politiques devant servir de décor ».

Selon cette formation dirigée par Ali Benflis, candidat aux présidentielles de 2004 et 2014, « dans tous les scenarios qui s’élaborent au Sommet, le Peuple souverain est totalement ignoré ».

Jil Djadid a également exprimé aujourd’hui ses appréhensions quant à ce rendez-vous électoral.  Le Conseil politique de ce parti présidé par Soufiane Djilali dit : « il est inutile de s’attendre à des élections présidentielles conformes aux normes démocratiques ; les conditions n’ayant pas été réunies pour un véritable scrutin ». Et d’ajouter : « le futur président de la République sera installé par ceux qui détiennent les clefs de la « maison » ».

Face à cette situation, Jil Djadid envisage de boycotter ce scrutin: « Dans le cas d’un ubuesque cinquième mandat ou d’une simple passation de relais à un homme lige de l’actuel clan au pouvoir, Jil Jadid appellera les Algériens à refuser d’être utilisés comme caution. Le boycott actif aura un sens moral à défaut de peser lourdement sur les résultats de l’opération d’usurpation électorale ».

Jil Jadid a appelé l’armée à intervenir en faveur d’une transition démocratique. « Moralement, elle (l’armée) est interpellée, non pas pour prendre le pouvoir mais pour agir en faveur d’une transition démocratique qui sauverait son honneur et surtout l’avenir de nos enfants ».

« Le maintien de son soutien actif (de l’armée ndlr) à la famille régnante pourrait ouvrir la porte à l’effondrement de l’Etat  avec perte de souveraineté », a mis en garde la formation de Soufiane Djilali.

Ce pessimisme réaliste adopté par Talaie El Hourriyet et Jil Djadid est partagé par d’autres partis de l’opposition politique. Le 1er secrétaire du FFS, Hadj Djilani, a déclaré vendredi lors d’un meeting à Tizi Rached (Tizi Ouzou), que « la prochaine élection présidentielle ne fera que pérenniser le système ».


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