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Présidentielle annulée : 15 candidats saisissent le Conseil d’Etat

18 mars 2019 à 11 h 50 min

Les candidats à l’élection présidentielle 2019, annulée récemment par le Président sortant, refusent de se soumettre à cette politique du fait accompli, qui s’inscrit en porte-à-faux avec la légalité institutionnelle. Ils ont décidé d’agir et de saisir les voies légales de recours pour exprimer leur rejet de la rupture du processus électoral et dénoncer la violation de la Constitution.

Hier, 15 candidats constitués en groupe ont déposé une plainte contre le Conseil constitutionnel auprès du Conseil d’Etat. Une information que nous a communiquée, par téléphone, l’un d’entre eux, Raouf Aïb, et confirmée par Mohamed Boufarache, lui-même candidat et en charge de ce même groupe.

La saisine de cette haute instance qu’est le Conseil d’Etat, plus haute juridiction de l’ordre administratif, relevant du pouvoir judiciaire, intervient en tant que réponse légitime à l’annulation de l’élection présidentielle, scellée par la feuille de route du président Bouteflika. «En tant que candidat, Bouteflika a le droit de se retirer, mais pas celui d’annuler l’élection présidentielle du 18 avril», a indiqué Boufarache, qui réitère le rejet de ce document, formulé dans une déclaration publiée au lendemain de la décision du Conseil constitutionnel de «conserver» les dossiers de candidature, le 12 mars.

D’ailleurs, une cellule de crise a été installée, ce jour-là, par 15 des 20 candidats pour «rejeter la décision du Conseil constitutionnel et l’interpeller à effet de respecter la Loi fondamentale du pays», explique le DAïb, candidat issu de Constantine. «Nous ne nous sommes pas battus pour avoir le nombre légal de signatures, avec tout ce que cette opération implique, pour qu’une fois accomplie, l’élection soit tout simplement annulée, en violation de la Constitution», affirme-t-il à El Watan.

A rappeler que le 11 mars, à quelques semaines du rendez-vous électoral à la magistrature suprême du pays, une lettre attribuée au président de la République est venue non seulement bouleverser la donne, mais s’inscrire à contre-courant des desiderata de la rue en trois points sur quatre. Car si l’annonce en question fait état du renoncement de Bouteflika à briguer un 5e mandat, plus surprenante est l’annulation de l’opération de vote.

Ce qui sonne comme une rallonge de son mandat en cours, allant à l’encontre des textes de loi et qualifiée par bon nombre de juristes constitutionnalistes de «putsch». Viendra ensuite la composition d’un nouveau gouvernement et enfin la mise en place d’une conférence nationale inclusive. Des dispositions entachées d’inconstitutionnalité, que le peuple ainsi que les autres candidats ont fermement dénoncées.

«Pourquoi nous imposer un plan B qui est cette feuille de route, alors que le plan A existe déjà, il suffit de maintenir l’élection présidentielle à la date prévue», répète Raouf Aïb. Et lui de proposer, en tant que candidat, l’organisation d’une présidentielle à double tour pour les 17 candidats restants, trois s’étant retirés, selon ses dires. «Et il revient au Président élu d’organiser une conférence nationale, appuyé dans sa démarche par la légitimité des urnes. Celle qu’on nous propose actuellement pose un double problème de légitimité et de compétence.»           


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