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mercredi, 13 novembre, 2019
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Présenté devant le tribunal de Bordj Bou Arréridj : Brahim Laalami placé sous contrôle judiciaire

07 novembre 2019 à 10 h 15 min

Le jeune militant du hirak, Chamseddine Laalami, dit Brahim, a été placé hier sous contrôle judiciaire par le juge de la première chambre d’instruction près le tribunal de Bordj Bou Arréridj (200 km à l’est d’Alger), avons-nous appris d’une source de la défense.

Après un interrogatoire qui a duré tout l’après-midi, Laalami avait donc retrouvé sa liberté, malgré une Interdiction de sortie du territoire (ISTN), en attendant la suite de son affaire et plus de détails sur les motifs de son arrestation. La décision du tribunal a provoqué le soulagement parmi sa famille et ses amis. Ces derniers, de jeunes militants du hirak se sont rassemblés, hier, devant le tribunal de BBA pour soutenir Brahim et exiger sa libération. Pour le hirak, c’est un détenu en moins. Le feuilleton Brahim Laalami, qui a tenu en haleine la Toile, connaît ainsi un heureux dénouement, même si c’est provisoire.

Qui est Brahim Laalami ? Le 11 février 2019, soit 11 jours avant le début du mouvement populaire, ce jeune de Bordj Bou Arréridj publie un statut Facebook avec sa photo, brandissant une pancarte sur laquelle est écrit en caractères gras : «Non au 5e mandat». Un statut qui a fait de lui l’un des premiers Algériens à afficher publiquement ce refus de la reconduction de Bouteflika, et à appeler à manifester. Brahim se distinguera plus tard sur le terrain dans sa ville natale, et surtout sur les réseaux sociaux où il est devenu influenceur grâce à sa verve révolutionnaire et son esprit pourfendeur des tenants du pouvoir et défenseur des opprimés.

Sur sa page Facebook, l’avocat et vice-président de la LADDH, Saïd Salhi, avait qualifié de scandaleux le traitement subi par Brahim Laalami, renvoyé d’une wilaya à une autre pendant une semaine. En effet, il avait été arrêté le jeudi 31 octobre à Alger où il a pu entrer, après avoir été expulsé la veille au niveau de l’un des barrages qui filtraient l’accès à la capitale pour empêcher les Algériens de prendre part à la grande marche du 1er novembre.

Sa famille et ses amis, restés sans nouvelles de lui, ont fini par apprendre qu’il se trouvait à Constantine, mais sans plus de détails. Des avocats du barreau de Constantine, notamment Meriem Chaoui et Moumen Chadi, ont pris l’initiative dimanche de chercher dans les commissariats et les tribunaux de Constantine, avant d’annoncer qu’ils n’ont trouvé aucune trace de Brahim.

C’est par le biais de son père qu’on apprendra qu’il avait été transféré à Constantine où il est interrogé et maintenu en détention depuis plusieurs jours au Centre territorial de recherche et d’investigation (CTRI), relevant de la Coordination des services de sécurité (CSS), et qu’il allait être présenté devant le tribunal de la même ville.

Mais à son arrivée hier à Constantine, le père Laalami, accompagné par un avocat membre de la LADDH, est surpris d’apprendre que son fils a été de nouveau transféré plutôt à Bordj Bou Arréridj pour être entendu. «Incroyable ! 6 jours après son arrestation le 1er Novembre à Alger, on n’arrive pas à accéder à la bonne information, on dirait que c’est fait sciemment pour punir ses parents», commentait encore Me Saïd Salhi.

Le passage du jeune Laalami au tribunal intervient un jour seulement après la suspension de la grève par les magistrats qui revendiquaient l’indépendance de la justice.


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