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dimanche, 05 avril, 2020
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Plusieurs barrages ont été installés depuis jeudi : Alger quadrillée

02 novembre 2019 à 10 h 18 min

Plusieurs barrages de la Gendarmerie nationale et de la police ont été installés depuis jeudi, en plus de ceux existants déjà, sur les axes menant vers la capitale et au niveau des communes de la périphérie algéroise. Ce qui n’a pas empêché bon nombre de citoyens de rejoindre le centre d’Alger pour prendre part à la grande marche du vendredi 1er novembre.

Plusieurs barrages routiers de la Gendarmerie nationale ont été installés, jeudi, au niveau des grands axes menant vers la capitale. Que ce soit depuis l’Est, au niveau de Lakhdaria ou Dar El Beïda, ou l’Ouest, à Birtouta, sur l’autoroute Est-Ouest, il était difficile pour un automobiliste de rejoindre Alger aisément. Les barrages ont surtout servi à réduire considérablement le flux de la circulation, causant des désagréments pour bon nombre de citoyens. Selon de nombreux témoignages, hier matin, plusieurs bus transportant pour la plupart des manifestants sont restés bloqués. Les agents des services de sécurité scrutaient les passagers.

Ils procédaient même quelquefois à des fouilles à la recherche d’un signe montrant que le «voyage» est lié à la manifestation. C’était également le cas à l’intérieur de la capitale et au niveau des communes limitrophes. Au barrage de la police installé au niveau du garage de l’Etusa, rue Hassiba Ben Bouali, deux véhicules portant une immatriculation d’autres wilayas ont été arrêtés par la police.

Même chose à l’avenue de l’ALN. Au niveau des communes limitrophes, telles que Chéraga ou Aïn Benian, des barrages supplémentaires ont également été installés pour passer au peigne fin les véhicules. «Ils n’ont pas pu nous demander de faire demi-tour, mais tout a été fait pour nous ralentir. On a longtemps attendu avant de passer et quand nous sommes arrivés au niveau du barrage, les gendarmes nous ont arrêtés et ont procédé à une vérification minutieuse des documents du véhicule», nous a confié un citoyen qui est passé par Chéraga. L’objectif étant beaucoup plus de dissuader les citoyens de se rendre à Alger.

Par ailleurs, les transports publics ont été mis à l’arrêt hier. Pas de bus Etusa, ni de métro ou de tramway. Les transporteurs privés, eux, ont subi des pressions pour ne pas travailler normalement, comme ils ont pris l’habitude de le faire les vendredis.

Hier matin, des manifestants ont été apostrophés par des policiers qui procédaient à la fouille de leurs sacs, probablement à la recherche de l’étendard amazigh, devenu motif d’arrestation. Bien évidemment, tout cela n’a pas empêché bon nombre d’Algériens de rejoindre la capitale. Depuis jeudi, les photos des jeunes ayant «réussi» à accéder à Alger étaient largement partagées sur les réseaux sociaux.

Par train pour certains, à vélo pour d’autres, tout a été mis en œuvre par ces manifestants pour pouvoir prendre part à la manifestation du vendredi. Bravant les barrages et autres contraintes liées à l’hébergement durant la nuit du jeudi à vendredi, ces irréductibles ont tenu à relever le défi. Après avoir manifesté durant la nuit dans les rues de la capitale, beaucoup d’entre eux se sont endormis à même le sol. «Si un jeune fait un déplacement de plusieurs dizaines de kilomètres et dort sur le sol pour prendre part à une marche, c’est qu’il est vraiment déterminé», nous dira un manifestant rencontré hier matin. Une attitude qui en dit long sur la détermination de beaucoup d’Algériens quant à leur volonté de «changer le système».

En somme, il est clair que l’installation de barrages routiers sur les axes menant vers la capitale n’a pas eu l’effet escompté globalement, même si cela a dissuadé plus d’un, puisque la détermination de beaucoup de citoyens est telle qu’ils sont prêts à tout faire pour y accéder par tous les moyens possible. Alger quadrillée, oui, mais cela n’a pas empêché d’immenses foules de battre le pavé pour réclamer le «départ du système» et rejeter les élections du 12 décembre.

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