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Pas d’engouement à l’ouest du pays

13 février 2019 à 11 h 10 min

Les opérations de collecte des signatures au profit des futurs candidats à la candidature présidentielle se poursuivent discrètement à Oran.

«Nous approchons du cap des 1000 signatures, mais l’opération se poursuit, car il faut collecter le maximum possible sans oublier celles de nos élus (16 en tout)», indique Salim Fekir, un des animateurs de campagne et parmi les plus anciens soutiens au candidat du Front El Moustaqbal, Abdelaziz Belaïd.

«Nous constatons moins d’enthousiasme de la part des citoyens à engager leurs signatures en comparaison avec les rendez-vous similaires précédents mais, ajoute-t-il, en ce qui nous concerne, nous sommes sereins quant à la réussite de l’opération.»

Les partisans de Ali Benflis sont plus à l’aise avec pas moins de 3600 signatures déjà collectées localement, un chiffre provisoire mais qui dénote du poids de l’expérience, car le responsable de Talaie El Hourriyet n’est pas à sa première tentative et le réseau de soutien dont il bénéficie était déjà ancré à Oran bien avant la création du parti.

«Les opérations de collecte des signatures vont bon train, mais nous gardons à l’esprit que la décision définitive de la candidature ne sera prise que vers la fin du mois, lors de la réunion du comité central», indique Noureddine Djellouli, une des personnalités locales qui ont, dès le début, apporté leur soutien à Ali Benflis.

Le candidat du MDS part désavantagé à Oran, car il devra compter sur des appuis extérieurs à cause de la scission du mouvement. Ses anciens camarades sont déterminés à ne pas lever le petit doigt pour l’aider. «Aucun membre de notre mouvement ne va apporter le moindre soutien à cette candidature que nous ne reconnaissons pas», indique Saïd Kateb.

A Sidi Bel Abbès, une vingtaine de jours après la convocation du corps électoral pour le scrutin présidentiel, prévu le18 avril prochain, 536 signatures seulement ont été recueillies en faveur des candidats ayant retiré des formulaires de souscription auprès du ministère de l’Intérieur.

C’est ce qu’a indiqué, hier à El Watan, le directeur de la réglementation et des affaires générales (DRAG) de Sidi Bel Abbès, Alaïli Benaouda, précisant que 16 candidats sont en lice à travers l’ensemble des 52 communes de la wilaya, à l’exception de la localité de Mekerdra où aucune signature n’a été collectée.

Pour M. Benaouda, les souscriptions recensées par ses services ne prennent pas en compte les formulaires légalisés par les huissiers de justice et les notaires.

M. Akacha, l’un des représentants du candidat indépendant Ali Ghederi, fait part plutôt de «réticences» de la part de certains souscripteurs lorsqu’il s’agit de légaliser les formulaires au niveau des APC. «Mais cela ne nous a pas empêché de lancer l’opération de recueil des candidatures. Nous sommes cependant contraints de déployer beaucoup d’efforts pour convaincre les souscripteurs», confie-t-il.

Les services de la DRAG de Sidi Bel Abbès ont, jusque-là, recensé 191 souscriptions individuelles légalisées pour le candidat Makri Abderrezak (MSP), 126 pour Belaïd Abdelaziz (parti El Moustaqbal), 47 pour Ali Ghederi (candidat libre), 33 pour Rachid Nekkaz, 21 pour Ali Benflis (Talaie El Hourriyet) et 8 pour Louisa Hanoune, porte-parole du Parti des travailleurs.

A Tlemcen, les candidats pour la candidature à la présidentielle d’avril 2019 ne se bousculent pas au niveau des guichets des APC de la wilaya pour légaliser les formulaires signés par les citoyens acquis à leur cause.

Les représentants de Makri, Benflis, de Bouanani, indépendant, procèdent à la collecte des signatures calmement et sans contrainte. M. Gourmala, représentant de Benflis, qui affirme avoir collecté «10 000 signatures dans la wilaya de Tlemcen», dénonce les bâtons dans les roues dressés par l’administration. «Ils ont reçu un mot d’ordre pour nous créer des problèmes.

Ce n’est pas facile !» Avant-hier, Rachid Nekkaz a été sauvagement agressé en face de la mairie de Tlemcen par un groupuscule mis sur le compte du parti au pouvoir.

L’intervention de citoyens lui a été salvatrice. Blessé, Nekkaz a eu quand même la détermination d’aller à la rencontre des habitants de Maghnia.

Correspondants

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