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dimanche, 09 mai, 2021
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Pandémie de COVID-19 : Hausse des contaminations à Bordj Bou Arréridj

22 avril 2021 à 10 h 50 min

Dans la rue, dans les souks et les magasins, et même dans les infrastructures de santé, le respect des gestes barrières tend vers le déclin, laissant penser à un retour à la normale.

Pourtant, il n’en est rien, de l’avis des docteurs Hadjer Khabar et Akram Bentaleb, médecins spécialistes en pneumologie à l’hôpital Lakhdar Bouzidi de Bordj Bou Arréridj, qui ont accepté de faire le point sur la situation sanitaire à El Watan. «Pendant des mois, nous avons connu une baisse significative des nombres de cas Covid-19 au niveau national, et ce, grâce au respect des règles de prévention.

Sauf que la tendance de la courbe s’est inversée depuis deux ou trois semaines, pour la simple raison que les citoyens ont renoncé à ces mesures, qui ont fait leur preuve d’efficacité, d’ailleurs. Partout, les gestes barrières sont de moins en moins respectés.

De ce fait, nous craignons une recrudescence de la pandémie qui nous plongera dans une situation difficilement contrôlable. Nous avons déjà vécu le cauchemar des deux vagues, où nous avons accompagné des familles en deuil et nous, le personnel soignant, avons frôlé le burn-out. Maintenant c’est à nos concitoyens de faire preuve de civisme et de compréhension, car il y va de leur santé et de celle des autres.

Pour le moment, nous avons une dizaine de malades au pavillon Covid-19, et nous maîtrisons bien la situation avec les moyens et l’oxygène dont nous disposons. Il appartient à tout le monde de maintenir cette stabilité», nous révèle le Dr Khabar, pneumologue au service Covid-19 de l’EPH de Bordj Bou Arréridj.

Même son de cloche chez le Dr Akram Bentaleb, pneumologue au même établissement, que nous avons rencontré à l’EPSP du 5 Juillet. Pour lui, la hausse des contaminations est imputée au relâchement un peu partout. «Pendant des mois, nous avons pu ramener le nombre des cas au plus bas.

C’est un acquis que nous aurions dû garder et ne laisser jamais échapper. Malheureusement, la garde a baissé crescendo et la courbe a commencé à grimper. Je ne vous cache pas que la situation est inquiétante, et, en l’état actuel des choses, nous craignons une troisième vague», a-t-il déclaré.
Une personne peut contaminer six autres

Et à propos des variants, il expliquera : «Les variants anglais, sud-africain ou autres ne sont pas plus féroces que le virus de la première génération, mais ils ont un taux de reproductibilité plus élevé. Autrement dit, une personne atteinte de l’un de ces variants peut contaminer six à sept autres personnes, contre trois à quatre pour le premier virus. Ce qui risque d’enclencher une crise sanitaire et, par conséquent, une saturation des infrastructures d’accueil.»

Mais où en est-on avec la vaccination, ce maillon de la chaîne de prévention contre la Covid-19 ? «Statistiquement parlant, je ne peux pas vous dire grand-chose, puisque cela ne relève pas de mon domaine de spécialisation. Toutefois, à travers la vaccination, nous aspirons atteindre une immunité de groupe, soit 70 à 80% de la population vaccinée pour éradiquer le premier virus, et une immunité de 98% de la population pour pouvoir endiguer le variant anglais. En revanche, pour les personnes vaccinées, moi, personnellement, je n’ai détecté aucun signe de complication ou de thrombose, sauf quelques simples effets secondaires, comme pour tout autre vaccin.»

Et même si le protocole thérapeutique adopté par les autorités sanitaires est toujours en vigueur, notre interlocuteur dira : «Le schéma est toujours maintenu, car on reçoit, malheureusement, les malades en phase inflammatoire, c’est-à-dire présentant le syndrome respiratoire aigu. C’est après un long séjour en déambulatoire qu’ils arrivent dans notre service et, parfois, dans un état critique nécessitant l’intubation.»

En guise de conclusion, le Dr Bentaleb a tenu à réitérer son appel à la vigilance, en évitant les rassemblements et respectant les règles de prévention. «Il y a une dizaine de jours, une nouvelle étude a été publiée indiquant que le malade atteint de coronavirus peut avoir un AVC, un infarctus du myocarde et même garder des séquelles psychologiques et neurologiques pendant 10 à 15 ans.

Donc, il n’est jamais assez d’appeler constamment les citoyens au respect des gestes barrières, des mesures simples et un tant soit peu salvatrices», a-t-il conclu.


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