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Tout en annonçant la candidature de Bouteflika

Ouyahia met en garde les partisans du boycott

03 février 2019 à 12 h 01 min

Il n’y a aucun doute : le président Bouteflika rempilera pour un autre mandat. Ahmed Ouyahia, secrétaire général du RND et Premier ministre, a mis fin hier au suspense, en évoquant la question avec une grande assurance.

Le patron du RND pense que le Président sortant adressera «peut-être» une lettre aux Algériens pour annoncer sa candidature. «Vous doutez encore de la candidature du président Bouteflika ?

Certes, je ne peux pas parler en son nom, mais je peux vous assurer qu’à 99%, il sera candidat à la présidentielle du 18 avril prochain», a tranché Ouyahia lors d’une conférence de presse animée au siège de son parti. Mais dans le cas où Bouteflika n’est pas candidat, existe-t-il un «plan B» ?

«S’il n’est pas candidat, il y aura probablement un plan B. Mais, il n’y a pas de plan B, faites un calcul mathématique et vous verrez qu’il sera candidat», a appuyé Ouyahia. Pourquoi le choix de Bouteflika ? Pourquoi implorer un homme malade à rester au pouvoir ? N’y a-t-il pas d’autres hommes politiques algériens de grande envergure pouvant faire le consensus ?

A cette interrogation, Ouyahia a eu une réponse basique. «Etant dans un pays démocratique, chacun, dit-il, est libre de choisir son camp et le RND a choisi de soutenir le président Bouteflika pour la continuité qui est synonyme de stabilité«J’appartiens sans complexe à un camp politique. Appelez-le camp du pouvoir ou camp de la majorité.

Pour l’instant, nous voulons Bouteflika, il est le meilleur. C’est notre choix. J’ai l’impression que pour certains cette équation est difficile», a-t-il déclaré, précisant que «certains doivent devenir un peu plus démocrates et accepter qu’il n’y ait aucun inconvénient à la candidature de Bouteflika».

Ouyahia restera au gouvernement

Mais la maladie de Bouteflika ne constitue-t-elle pas un obstacle ? Contrarié par notre question et à cours d’argument, Ouyahia reproche à El Watan son obstination à critiquer le président Bouteflika. «Je lis El Watan avec beaucoup d’attention. Vous en êtes malade depuis 2004. C’est votre droit», a-t-il rétorqué. Ayant du mal à apporter une réponse convaincante par rapport à l’état de santé du Président, Ouyahia rappelle que «cette question est devenue un slogan au sein de la famille de l’opposition».

Ouyahia, qui tantôt remet la casquette de Premier ministre, confirme son maintien à la tête de l’Exécutif, du fait qu’il ne sera pas directeur de campagne du candidat Bouteflika. «Je serai occupé par la gestion du gouvernement. Je ne suis pas inscrit dans la liste des postulants au poste de directeur de campagne», a-t-il dit.

Comme en 2014, Bouteflika ne mènera pas sa campagne électorale sur le terrain et là aussi Ouyahia livre son argument : «Le peuple connaît Bouteflika et sait qu’il n’a plus sa santé d’avant. Le Président est tombé malade en avril 2013. Il a été réélu en avril 2014», a-t-il souligné. Par ailleurs, le gouvernement va présenter bientôt la déclaration de politique générale à l’Assemblée qui portera sur les résultats du 4e mandat du Président.

Un mandat, rappelle encore Ouyahia, passé par le Président dans son état de santé actuel. Le patron du RND n’avance aucune date, mais affirme que la présentation interviendra avant la présidentielle. Interrogé sur la décision des partisans du boycott d’investir la rue dans le cas où Bouteflika se porterait candidat, Ouyahia pense que le problème de l’opposition avec Bouteflika n’est pas nouveau et le gouvernement, dit-il, ne permettra pas à l’opposition de recourir à la rue.

Interdiction aux boycotteurs d’investir la rue

«Ils ont décidé de boycotter. Ils sont libres. C’est la démocratie. Ils ont tenté de recourir à la rue auparavant. Le gouvernement a prouvé qu’il maîtrisait la rue. On ne les laissera pas semer le chaos.

Non, les manifestations publiques des boycotteurs seront interdites et l’Etat, rassurez-vous, est capable de faire face au mouvement de foule et à la confusion», a mis en garde Ouyahia. Invité à donner son avis sur la candidature du général à la retraite, Ali Ghederi, il a répondu : «Où est le problème qu’un officier de l’armée se présente à une élection ? Nous soutenons un candidat. On ne veut pas juger les autres.»

Interrogé sur sa propre carrière et sur la possibilité de sa propre candidature à la présidentielle, Ahmed Ouyahia s’est étalé sur son parcours en diplomatie. Ahmed Ouyahia ne donnera aucune indication sur une éventuelle révision de la Constitution après l’élection présidentielle du 18 avril, ni sur une éventuelle conférence nationale pour le consensus.

Baisse des réserves de change

«Nous n’avons pas de crise politique. L’organisation des élections chaque cinq ans en est une preuve. Nous avons besoin de débat et de consensus concernant toutes les autres questions», a-t-il dit.

Que pense Ouyahia des candidats qui se bousculent au portillon du ministère de l’Intérieur ? Une image désolante et une mascarade inédite, selon Ouyahia, qui n’a pas écarté l’introduction de nouvelles mesures légales pour freiner cet élan qu’il n’a pas hésité à qualifier de «fléau». Il a reproché aux médias de l’avoir amplifié.

Ahmed Ouyahia, qui est également Premier ministre, a confirmé la baisse des réserves de change sous de la barre des 80 milliards de dollars, 79,8 milliards. «Cela exige une réflexion. Et ceux qui aspirent à gérer le pays ne doivent pas réfléchir qu’aux slogans, au départ de Bouteflika ou à la rupture. Les candidats doivent venir avec des idées concrètes sur l’amélioration de la situation économique du pays», a-t-il conseillé. 


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