Ouverture du procès de Mahieddine Tahkout demain à Alger | El Watan
toggle menu
jeudi, 24 septembre, 2020
  • thumbnail of elwatan07092020





Affaire des avantages liés à l’industrie automobile

Ouverture du procès de Mahieddine Tahkout demain à Alger

01 juillet 2020 à 10 h 04 min

Alors que le verdict du procès du patron de l’ETRHB, Ali Haddad, sera connu aujourd’hui, un autre homme d’affaires, Mahieddine Tahkout,  patron du groupe TMC, comparaîtra le même jour, devant le tribunal de Sidi M’hamed, à Alger. En plus de son fils et de ses deux frères,  Tahkout sera jugé avec les deux ex-Premiers ministres, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, aini que d’anciens ministres de l’Industrie, d’ex- walis et des cadres dirigeants de l’Onou (Office national des œuvres universitaires) et de l’Etusa, ainsi de nombreux fonctionnaires.

Le tribunal de Sidi M’hamed près la cour d’Alger devra rendre aujourd’hui son verdict concernant le procès de l’homme d’affaires Ali Haddad, alors que le même jour, le patron du groupe TMC, Mahieddine Tahkout, comparaîtra devant la même juridiction, avec son fils, ses deux frères, les deux ex-Premiers ministres, Ahmed Ouyahia, Abdelmalek Sellal, les ex-ministres de l’Industrie, Abdesselam Bouchouareb (en fuite à l’étranger) et Youcef Yousfi, des Travaux publics, Abdelghani Zaalane et Amar Ghoul, et l’ex-wali de Skikda, Benmansour, ainsi que de nombreux cadres dirigeants de l’Onou (Office national des œuvres universitaires) et de l’Etusa (Entreprise de transport urbain et suburbain d’Alger).

En plus de Mahieddine Tahkout, ses deux frères et son fils, et trois de ses salariés, plus d’une trentaine de personnes, des fonctionnaires des administrations publiques et cadres des départements de l’Industrie, ainsi que six sociétés (en tant que personnes morales), devront être déférées devant le tribunal pour plusieurs chefs d’inculpation, parmi lesquels «blanchiment d’argent», «transfert de biens obtenus par des faits de corruption à l’effet d’en dissimuler la source illicite dans le cadre d’un groupe criminel», «incitation d’agents publics à exploiter leur influence effective et supposée dans le but de bénéficier d’indus privilèges», «bénéfice du pouvoir et de l’influence des agents de l’Etat, des collectivités locales, des entreprises et institutions publiques de droit public et des entreprises économiques publiques ou des établissements à caractère industriel et commercial (EPIC) durant l’établissement de contrats et marchés à l’effet d’augmenter les prix et de modifier, en leur faveur, la qualité des matières, services et approvisionnement, abus de fonction, trafic d’influence».

Des griefs liés aux avantages octroyés à l’homme d’affaires dans le cadre de l’industrie du montage automobile (CKD-SKD et ANDI).

Au mois de juin 2019, le parquet d’Alger avait rendu un communiqué, dans lequel il avait annoncé la mise en détention provisoire de 19 suspects, dont Mahieddine Tahkout, son fils, ses deux frères ainsi que des cadres dirigeants de l’Onou et de l’Etusa, maintenu sept autres sous contrôle judiciaire et mis 19 en liberté.

Dans le même cadre, deux ex-Premiers ministres, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, deux anciens ministres de l’Industrie, Abdesselam Bouchouareb et Youcef Yousfi, des Travaux publics, Abdelaghani Zaalane et Amar Ghoul, ainsi que les ex-walis de Skikda et d’Alger ont été déférés devant la Cour suprême qui les a inculpés après une longue instruction et renvoyés tous les mis en cause devant le tribunal d’Alger, à l’exception de Abdelkader Zoukh, ex-wali d’Alger, qui devrait être jugé par une autre juridiction, située en dehors de la circonscription où il a eu à exercer.

Après leur présentation devant le magistrat conseiller près la Cour suprême, ce dernier les a inculpés pour «octroi délibéré d’indus privilèges à autrui lors de la passation de marché ,en violation des dispositions législatives et réglementaires» et «abus de fonction délibéré par un agent public en violation des lois et réglementations», puis placé en détention bon nombre d’entre eux. Deux walis ont obtenu le non-lieu, ainsi que le directeur des transports de la wilaya d’Alger.

Il est à signaler que ce n’est que lundi dernier que l’ordonnance de renvoi du tribunal de Sidi M’hamed, a été remise aux avocats, alors que celle de la Cour suprême était depuis longtemps entre leurs mains. Il est donc fort probable que la défense des prévenus poursuivis par le tribunal de Sidi M’hamed exige un délai pour l’étude du contenu de l’acte d’inculpation, avec ses 1500 pages.



S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Se souvenir de moi
Mot de passe perdu?
S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Registration confirmation will be emailed to you.
Password Reset Registration
Login
Do NOT follow this link or you will be banned from the site!