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Oran : Une répression terrible s’abat sur les hirakistes

14 décembre 2019 à 10 h 02 min

Hier, alors que les Oranais s’apprêtaient à sortir massivement pour le 43e vendredi du hirak, voilà qu’ils se sont rendu compte, à leur grand dam, que la place du 1er Novembre était toujours bouclée par un dispositif policier impressionnant.

Une terrible répression s’est abattue sur la ville d’Oran durant jeudi et vendredi. Hier, alors que les Oranais s’apprêtaient à sortir massivement pour le 43e vendredi du hirak, voilà qu’ils se sont rendu compte, à leur grand dam, que la place du 1er Novembre était toujours bouclée par un dispositif policier impressionnant.

Toutes celles et ceux qui s’en approchaient se faisaient arrêter manu militari. Ne disant pas leur dernier mot, les hirakistes d’Oran, très nombreux, se sont dirigés, chacun de son côté, vers la place des Victoires. Là bas également, des fourgons de la BRI étaient postés un peu partout. Hirakistes et policiers se regardaient en chiens de faïence, dans une atmosphère très tendue.

Beaucoup de jeunes du quartier de St-Pierre ont alors fait leur apparition, histoire de prêter main forte au hirak. Aux premiers slogans entonnés, la répression s’est abattue sur les manifestants, à coups de matraques et de bombes lacrymogènes. Toute personne brandissant son téléphone portable ou portant un drapeau se faisait systématiquement arrêtée. Au total, selon plusieurs sources, 400 personnes ont été interpellées à Oran.

Du jamais vu ! Cela dit, cela n’a pas pour autant dissuadé les manifestants, car ces derniers ne cessaient d’affluer de partout, mais au final, ils ont fini par être poussés dans les allées de Saint-Pierre ou de la rue Mirauchaux.

Vers 17h30, la foule étant très nombreuse et les hirakistes sont parvenus à marcher quelques centaines de mètres avant que la police, venant en grand nombre du lycée Lotfi, ne les charge de nouveau. A l’heure où cet article est mis sous presse, la tension est toujours à son paroxysme, et les manifestants sont toujours «cantonnés» dans les allées qui environnent la place des Victoires.

Cela dit, on commence à libérer les détenus au compte-gouttes. Jeudi dernier, des centaines d’Oranais ont été également été arrêtés, alors qu’ils tentaient de se rassembler respectivement à la place du 1er Novembre, place Tahtaha (M’dina J’dida) ou encore à Miramar.

Oran a été particulièrement réprimée depuis mardi dernier, jour où la place du 1er Novembre, celle où se faisait quotidiennement l’agora politique, a été fermée par la police.



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