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Oran : «Le 4 juillet, il y aura une marche, pas un vote !»

22 mai 2019 à 9 h 46 min

Malgré la chaleur et la rudesse ramadhanesque, les étudiants sont sortis hier à Oran pour rejeter, encore une fois, la feuille de route proposée par Gaïd Salah. Ils étaient entre 300 et 500 étudiants, principalement ceux de l’USTO et de l’IGCMO, à avoir battu le pavé pour dire non à la présidentielle du 4 juillet prochain, et réclamer le départ de tout le clan maffieux qui fait main basse sur le pays. Certes, la mobilisation a drainé moins de monde que d’habitude, mais cela ne s’explique pas seulement par le climat de ce mois de Ramadhan, qui prévaut actuellement, susceptible de décourager plus d’un à sortir le bout de son nez dehors.

Non, la véritable raison est ailleurs : il faut savoir que nombre d’étudiants sont en période d’examen actuellement, et par ce fait, ils n’ont tout simplement pas pu se libérer pour venir manifester. Cela dit, assurent certains d’entre eux par le biais des réseaux sociaux : «Ce n’est que partie remise !» Hier, les quelques centaines de manifestants ont affronté témérairement la chaleur et le risque de déshydratation, et ont marché d’un pas ferme de la place du 1er Novembre jusqu’à la wilaya, en passant par la rue Larbi Ben M’hidi, Miramar et le lycée Lotfi. «Gaïd Salah, le 4 juillet, tu iras voter tout seul », scandaient en chœur les étudiants, qui ont prouvé que le jeûne n’a rien enlevé à leur humour ni à leur sens de l’ironie.

En témoignent d’ailleurs les slogans dénichés sur les pancartes : «Vous pouvez passer un Ramadhan sans hirak ? Makach Menha !», «Je veux un avenir, pas un certificat accroché au mur», «Cette année, on passera l’Aïd sans vous !», «Le 4 juillet, il n’y aura pas de vote, il y aura une marche». D’autres, plus «rentre-dedans», ont insisté sur la primauté du politique sur le militaire : «On veut un Etat civil, pas militaire», «Notre pacifisme est plus fort que vos agissements», «Nous demandons la désignation de personnalités consensuelles», «On n’acceptera plus jamais qu’on nous impose un président.

Yetnahaw Ga3 !» Enfin, comme dans la révolution algérienne, la musique est mise sur un piédestal, les manifestants n’ont pas hésité à pousser la chansonnette en entonnant des chants révolutionnaires, qu’il s’agisse de «vieux tubes» ou de chansonnettes toutes fraîches, à peine sorties des tiroirs de leurs compositeurs : «Cholet cholet cholet, nous sommes les fils d’El Bahia, et bientôt Dzaïr sera zahya (resplendissante, ndlr) Enfin, au siège de la wilaya, après avoir exhibé trois tifos dénonçant la maffia politico-financière, les manifestants se sont dispersés dans le calme, en se donnant rendez-vous vendredi prochain, pour la grande marche hebdomadaire.


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