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vendredi, 14 décembre, 2018
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Offre de soins dans les hôpitaux pour la femme gestante

Nouvelle organisation de prise en charge des parturientes

09 juillet 2018 à 2 h 38 min

Souvent confrontée, durant le moment le plus intense de sa vie, à toutes les difficultés pour accéder aux soins dans les structures hospitalières publiques largement dépassées, la femme enceinte tente tant bien que mal d’organiser son accouchement en choisissant le secteur privé, malgré les prix exorbitants pratiqués dans ces établissements, d’une part, ou compter simplement, d’autre part, sur des connaissances au sein des maternités et hôpitaux publics pour pouvoir accoucher dignement.

Manque de places, absence de gynécologues, refus d’hospitalisation, évacuations injustifiées sont autant d’obstacles qui font de cet événement heureux une situation malheureuse engendrant d’ailleurs des drames au sein des familles.

C’est justement dans le but de mettre fin à tous ces dysfonctionnements que le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière a mis en place un réseau spécialisé dans la prise en charge de la femme gestante conformément à un guide élaboré à cet effet à partir des établissement de santé de proximité jusqu’aux services de maternité, et ce, en vue de réduire la surcharge qui pèse sur ces services, notamment en été.

Lancé le mois d’avril dernier dans la wilaya d’Alger, après la mise en place d’un comité regroupant tous les chefs de service et l’élection d’un coordinateur de wilaya, ce réseau a pour objectif, selon Mohamed Miraoui, directeur de la santé et de la population de la wilaya d’Alger (DSP), de mieux planifier l’offre de soins et réduire la mortalité maternelle et infantile.

Cette organisation permet à la femme enceinte de connaître à l’avance la structure hospitalière dans laquelle elle va accoucher : «Ce réseau constitue un plan d’organisation de la prise en charge de la femme gestante du début de la grossesse jusqu’à l’accouchement au niveau du territoire géo-sanitaire.

Cette organisation est répartie sur quatre paliers qui correspondent au profil des parturientes c’est-à-dire de la déclaration de la grossesse, au suivi et à l’accouchement.» Et de préciser qu’un centre de référence pour les grossesses à haut risque est mis en place dans les EPSP.

Une fois la déclaration de grossesse confirmée par le médecin traitant et mentionnée sur le carnet de santé, la femme en gestation est orientée, selon la circonscription administrative, vers la planification maternelle et infantile (PMI) au niveau des EPSP, en l’occurrence les polycliniques qui sont au nombre de 86 dans toute la wilaya d’Alger, ou vers l’une des 437 structures privées où elle sera enregistrée. «C’est ce qui constitue le premier palier du plan», a précisé M. Miraoui.

Par la suite, explique-t-il ces femmes seront programmées dans le deuxième palier selon l’évolution de leur grossesse, à savoir les maternités pour un accouchement normal ou le troisième palier pour accouchement en bloc opératoire.

Le quatrième palier est réservé à la grossesse à haut risque dans un établissement hospitalier universitaire où il y a une multidisciplinarité. Les structures classées sur les paliers 3 et 4 sont dotées d’unités de néonatalogie et d’unités de réanimation médicale du nouveau-né et de l’adulte.

«Ce réseau permettra de connaître, le nombre de femmes enceintes dans la wilaya d’Alger, les prévisions en terme d’accouchement afin de mieux planifier et réduire la pression qui pèse sur les services hospitaliers, notamment durant l’été», a indiqué M. Miraoui avant de rappeler qu’en 2017, la wilaya d’Alger a enregistré 100 214 naissances, dont 20 723 sont hors wilaya, soit 21% des naissances.

Durant cette année, 72 860 accouchements ont eu lieu dans les structures publiques, dont 52 705 par voie basse et 20 455 par césarienne, soit 20% des accouchements. Une tendance plutôt à la hausse dans les établissements privés avec 11 571 accouchements par césarienne contre 11 323 par voie basse sur un total de 22 894 accouchements. Ce qui représente une forte charge sur les structures existantes, relève M. Miraoui.

Cette nouvelle organisation sera d’un grand apport pour améliorer la prise en charge et assurer la sécurité des parturientes, des nouveau-nés et du personnel médical. C’est également un moyen d’harmoniser la prise en charge au niveau national, a-t-il encore souligné tout en souhaitant l’implication de l’administration, du personnel médical et du citoyen pour la réussite de ce réseau de soins.

Une évaluation sera faite d’ici la fin du mois pour identifier le nombre de femmes enceintes captées et enregistrées au niveau de la wilaya. Une campagne de sensibilisation sera lancée à travers les portes ouvertes dans les EPSP et des prêches dans les mosquées pour une meilleure sensibilisation de la population dans le but d’adhérer à ce réseau de soins.

La question qui se pose est de savoir si les moyens matériels et humains sont aujourd’hui suffisants pour mener à bien cette opération, sachant que les ressources financières sont très limitées.

Pour le DSP, avec les moyens déjà existants, une telle organisation est largement à la portée avec l’aide et la volonté du corps médical.

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