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Le ministre de l’Intérieur annonce une intensification des contrôles et le démantèlement des réseaux d’accueil : Nouvelle opération de rapatriement des migrants subsahariens

03 octobre 2020 à 11 h 09 min

Face à une nouvelle vague de migration subsaharienne, le gouvernement algérien a opté pour l’expulsion des migrants vers leur pays d’origine.

Une nouvelle opération devrait être lancée bientôt, a annoncé jeudi le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Kamel Beldjoud, devant les députés de l’APN.

Entrant dans le cadre de ce qu’il appelle «la stratégie nationale de lutte contre la migration clandestine», Kamel Beldjoud insiste sur le «strict respect des traités internationaux».

«Notre pays, dit-il, fait face au phénomène de migration clandestine à partir de 44 Etats africains, d’où l’adoption par le gouvernement d’une stratégie nationale pour la lutte contre ce phénomène dans le strict respect des conventions et traités internationaux signés par l’Algérie, notamment en ce qui concerne le respect des droits de l’homme et de la dignité des migrants, en veillant à conférer le caractère d’intérêt national à ce dossier, outre la préservation des relations privilégiées de l’Algérie avec les pays du voisinage.»

Il impute l’afflux abondant des migrants clandestins sur les différentes régions du pays, ces derniers temps, à «l’émergence de plusieurs indicateurs effrayants dans la région du Sahel, notamment la persistance des crises et conflits».

Aussi, a-t-il déclaré, une commission interministérielle a-t-elle été mise en place pour suivre le dossier de près, en consacrant d’importantes enveloppes financières pour la promotion des régions frontalières dans le Sud.

La méthode algérienne dans la gestion de la migration clandestine ayant été critiquée ces dernières années par les associations des droits de l’homme en Algérie et à l’étranger, le ministre de l’Intérieur a eu à cœur de mettre en exergue les efforts entrepris pour préserver la dignité des migrants.

«L’Algérie, indique-t-il, assure toutes les conditions propices pour l’opération de rapatriement afin de préserver la dignité des migrants à travers la création de centres d’hébergement, la restauration, le transport, et la prise en charge médicale, y compris la vaccination, tout en assurant les fournitures nécessaires dont les vêtements pour enfants.»

Par ailleurs, l’Algérie, poursuit le ministre, a appuyé le programme du retour volontaire de migrants clandestins en coopération avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), ce qui a permis le rapatriement de nombre de migrants.

Le gouvernement algérien affirme, également, vouloir protéger les jeunes migrants subsahariens contre les «passeurs» et les personnes malintentionnées qui les utiliseraient dans des réseaux de mendicité. «Les pouvoirs publics, dit-il à ce sujet, ont pris toutes les mesures complémentaires dans le cadre de la législation et la réglementation en vigueur, particulièrement en ce qui concerne les conditions d’accès, de résidence et de déplacement en Algérie pour les étrangers.»

Dorénavant, a-t-il expliqué, les enquêtes et les contrôles périodiques seront intensifiés ainsi que la maîtrise des passages des réseaux de contrebande et la lutte contre les réseaux de traite humaine spécialisés dans le transport des migrants, dont les femmes et les enfants exploités à des fins de mendicité.

Les mesures complémentaires comptent «la mise en place de barrages mixtes entre la police et la Gendarmerie nationale», à travers le réseau des routes frontalières que traversent les passeurs de migrants clandestins, la démolition des habitations anarchiques abritant les migrants clandestins et qui enregistrent la propagation, selon ses mots, «de tous les fléaux», avec «le démantèlement des réseaux d’accueil de migrants dans les hangars, les chantiers et habitations en cours de construction ou dans d’autres lieux, ainsi que la confiscation automatique des moyens de transport utilisés dans cette opération».

Dans le même cadre, les mesures prises stipulent : «L’application de sanctions sévères contre les passeurs, notamment ceux de nationalité algérienne», a affirmé le ministre soulignant que ces mesures «sont appliquées avec l’aide et grâce aux unités de l’Armée nationale populaire (ANP) qui déploient de grands efforts, notamment au niveau des frontières pour faire face aux bandes et réseaux spécialisés dans la migration clandestine».

Deux réseaux de passeurs de harraga démantelés à Aïn Témouchent

Décidément, il ne se passe plus une semaine pour que la police mette au jour une opération d’émigration clandestine vers les côtes ibériques ou qu’elle démantèle un réseau de passeurs de harraga, soit 21 individus, ce qui dénote d’une forte reprise de la fuite des jeunes du pays.

Pire, ces derniers sont devenus une proie facile pour les escrocs qui les délestent de sommes importantes. Ainsi, à la fin de semaine écoulée, il a été mis fin aux agissements d’un réseau de passeurs ainsi que d’un autre faisant miroiter un projet d’émigration clandestine et grugeait les candidats qui se présentent.

Ainsi, en intervenant à la faveur d’une bagarre au centre-ville du chef-lieu de wilaya, et après arrestation et interrogatoires des individus qui étaient aux prises, il est apparu que deux d’entre eux venant d’une wilaya voisine se sont plaints d’avoir été les victimes d’une escroquerie à l’émigration clandestine de la part de leurs adversaires.

Ils leur avaient remis 1,05 million de dinars, dont 760 000 DA ont été récupérés par les enquêteurs de la police judiciaire. La deuxième opération a été réalisée suite à des informations sur une activité suspectée en matière d’émigration.

Après enquête, B. S., 48 ans, est arrêté au volant de son véhicule, ce qui a permis d’identifier ses complices âgés entre 20 et 40 ans et la saisie de deux moteurs et d’équipements pour l’émigration par mer. De même, une somme de 3,05 millions de dinars et 905 euros a été saisie. M. Kali

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