Nouveau report du procès de Tabbou | El Watan
toggle menu
mardi, 22 septembre, 2020
  • thumbnail of elwatan07092020





Un comité de soutien réclame sa libération «immédiate»

Nouveau report du procès de Tabbou

02 juin 2020 à 10 h 06 min

Le procès de Karim Tabbou a été de nouveau renvoyé par le tribunal correctionnel de Koléa (Tipasa) au 29 juin. C’est le troisième report après ceux du 6 avril et 27 avril dernier.

L’audience d’hier a été reportée, «vu que la priorité a été donnée aux détenus et dans l’affaire de Koléa, Tabbou a un statut de prévenu et non de détenu», précise Me Noureddine Benissad, membre du collectif de défense.

Les avocats en concertation avec leur client ont aussi refusé de plaider en visioconférence, vu que la procédure, instaurée en raison de la crise sanitaire, «est en violation avec les conditions de jugement équitable». Le procès reporté hier porte sur la première affaire liée à son arrestation le 11 septembre 2019.

Dans cette affaire, le porte-parole de l’Union démocratique et sociale (UDS) est poursuivi pour «atteinte au moral de l’armée». Placé en détention une première fois le 12 septembre après avoir été inculpé d’«atteinte au moral de l’armée», il avait été remis en liberté le 25 septembre.

Il sera à nouveau arrêté dès le lendemain dans une seconde affaire pour «atteinte à l’intégrité du territoire national». Le 24 mars, il est condamné en appel à une peine alourdie d’un an de prison ferme.

Il avait écopé en mars d’une peine d’un an de prison, dont six mois ferme, pour «atteinte à l’intégrité du territoire national».

Dans une déclaration rendue publique la veille du procès, le comité «Sauvons Karim Tabbou» a dénoncé une situation de «deux procès pour les mêmes faits». «Le procès de Karim Tabbou dans la première « affaire » est prévu pour le lundi 1er juin 2020 (hier, ndlr) au tribunal de Koléa.

Nous rappelons qu’il est poursuivi dans deux « affaires » pour les mêmes chefs d’inculpation en contradiction avec les conventions internationales et avec le code de procédure pénale qui stipule :  »Toute personne ne peut être poursuivie, jugée ou punie, deux fois, en raison des mêmes faits, même pris sous une qualification différente. »

Déjà condamné le 24 mars 2020 à un an de prison ferme dans la deuxième affaire lors d’un procès scandaleux (sans plaidoiries et en l’absence de l’inculpé), d’un point de vue du droit national et international, il ne peut pas être poursuivi et encore moins condamné une deuxième fois», s’indigne le comité.

Et de relever que tout porte à croire que dans ce dossier, la législation nationale et les conventions internationales ratifiées par l’Etat algérien «ont été ignorées et tous les droits de Karim Tabbou bafoués».

Le comité précise que depuis son arrestation le mercredi 11 septembre 2019, Karim Tabbou est «victime d’un acharnement judiciaire inadmissible».

Pour le comité, l’«acharnement» vise à «briser moralement et physiquement un opposant politique qui n’a commis aucun délit, il a juste exercé son droit d’exposer et d’exprimer ses opinions pacifiquement».

Les rédacteurs de la déclaration précisent que les autorités portent l’entière responsabilité quant à l’intégrité physique et du bien-être psychologique de Karim Tabbou. «Nous appelons à ce que cesse cet inadmissible acharnement et à sa libération immédiate et inconditionnelle», soulignent-ils.            



S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Se souvenir de moi
Mot de passe perdu?
S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Registration confirmation will be emailed to you.
Password Reset Registration
Login
Do NOT follow this link or you will be banned from the site!