Nouveau rassemblement pour la libération de Khaled Drareni | El Watan
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mercredi, 25 novembre, 2020
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Maison de la presse Tahar Djaout (Alger)

Nouveau rassemblement pour la libération de Khaled Drareni

20 octobre 2020 à 10 h 46 min

Des dizaines de personnes ont manifesté, hier à Alger, pour la neuvième semaine consécutive afin d’exiger la libération du journaliste Khaled Drareni, condamné en appel à deux ans de prison ferme.

Les manifestants, dont des journalistes, des avocats, des militants politiques et des défenseurs des droits de l’homme, se sont retrouvés à la mi-journée à l’intérieur de la Maison de la presse Tahar Djaout.

A l’instar des précédentes manifestations, une banderole a été déployée. «Le journalisme n’est pas un crime. Liberté pour Khaled Drareni», est-il inscrit sur cette banderole noire avec, en fond, le visage souriant du fondateur du site d’information «Casbah Tribune».

Des manifestants arboraient pour nombre d’entre eux un t-shirt à l’effigie de Khaled Drareni, devenu un symbole du combat pour la liberté de la presse. Pendant près d’une heure,  les manifestants on scandé les slogans, «Libérez sahafa, libérez sahafa !» (Libérez la presse), «Khaled Drareni sahafi hor !» (Khaled Drareni est un journaliste libre), «Sahafa horra, adale moustakilla !» (Presse libre, justice indépendante), «Khaled sahafi, machi khabardji !» (Khaled est un journaliste, pas un informateur).

Ils ont aussi réclamé la libération des détenus d’opinion. Journaliste à Radio M et correspondant en Algérie pour la chaîne francophone TV5 Monde et pour RSF, Khaled Drareni a été condamné en appel à deux ans de prison ferme pour «atteinte à l’unité nationale» et «incitation à attroupement non armé». Sa condamnation est la plus lourde peine prononcée contre un journaliste depuis vingt ans.

Son crime : avoir couvert le 7 mars à Alger une manifestation du hirak. «Les poursuites engagées contre Khaled Drareni sont purement politiques. Le dossier pour lequel il est condamné à deux ans de prison ferme est vide. Khaled Drareni n’a fait que son métier de journaliste, celui d’informer les Algériens.

Il a couvert les manifestants du hirak tout comme celles du pouvoir. Ceci prouve qu’il est un journaliste professionnel et impartial, qui a fait honneur à son métier», a souligné Zoubida Assoul, membre du collectif de défense de Khaled Drareni dans une déclaration à El Watan. «Aujourd’hui, nous avons toujours bon espoir à travers le pourvoi en cassation que nous avons introduit, mais aussi à travers la demande de liberté provisoire que le collectif des avocats va présenter dans le cadre de la loi», a-t-elle fait savoir.

Depuis sa condamnation, une grande campagne de soutien à l’international a vu le jour. Partout, de New York à Alger en passant par Paris ou Tunis, des voix s’élèvent pour exiger sa libération. Dernier exemple en date, une bâche géante à l’effigie de Khaled Drareni a été installée, jeudi dernier, sur la façade d’un immeuble parisien par Reporters sans frontières (RSF). 

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