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dimanche, 26 septembre, 2021
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Le bâtonnat d’Alger suspend sa grève : «Nous allons tenter de résoudre les problèmes par le dialogue»

05 octobre 2020 à 11 h 01 min

Les avocats affiliés au bâtonnat d’Alger ont suspendu, depuis hier, leur mouvement de grève enclenché une semaine auparavant.

La décision annoncée, jeudi dernier, a été prise, selon Me Baghdadi, suite à des «discussions engagées avec les chefs des juridictions concernées, en l’occurrence le président de la cour d’Alger et le procureur général». «Le dialogue s’est déroulé dans de bonnes conditions.

Nous nous sommes entendu sur la poursuite des discussions pour aplanir toutes les divergences et résoudre les problèmes posés», nous déclare-t-il.

Le bâtonnat d’Alger avait, rappelons-le, décidé de boycotter les audiences au niveau des tribunaux et de la cour d’Alger suite «à l’humiliation du bâtonnier d’Alger Abdelmadjid Sellini par un juge».

Cet incident a suscité aussi une réaction de l’Union des Ordres des avocats qui avait appelé à une grève générale de deux jours, le 30 septembre et le 1er octobre.

La suspension de la grève des avocats d’Alger sera valable pour deux semaines. Mais, selon un communiqué du bâtonnat d’Alger, «le président de le 5e chambre pénale près la cour d’Alger et la composante de le 1re chambre pénale ne son pas concernés par cette décision». Ils seront toujours boycottés.

En enclenchant ce mouvement, les avocats dénoncent particulièrement l’atteinte au droit de la défense. «L’avocat n’exerce pas convenablement son métier. C’est pourquoi nous avons décidé d’aller vers cette action, même si nous savons que les perdants sont les avocats eux-mêmes qui ne perçoivent pas leurs honoraires et leurs clients», souligne Me Baghdadi.

Commentant la réaction du Syndicat national des magistrats (SNM) qui avait pris fait et cause avec le juge à l’origine de cette contestation, notre interlocuteur la qualifie «d’événement malheureux». «Nous n’avons pas de contentieux avec les magistrats. Cette réaction est purement corporatiste. Elle n’a rien à voir avec le problème soulevé par les avocats», précise-t-il.

Lors des rassemblements organisés durant la semaine dernière, les avocats ont réclamé «la fin de la justice des ordres» et le départ du ministre, Belkacem Zeghmati. Les protestataires ont dénoncé «les conditions de travail de l’avocat dans les arcanes des juridictions».

Selon eux, les robes noires n’ont plus de place dans le système judiciaire actuel. «L’avocat n’échappe pas à cette forme de répression par des pratiques, des brimades, des outrages répétés dans les procès où les libertés et les droits sont à la merci de certaines juridictions dociles ou attentives aux recommandations des maîtres de céans», avait regretté Me Khatri.


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