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Nomination du gouvernement, parlement et ouverture des chantiers annoncés : Quelle sera la démarche de Tebboune ?

22 décembre 2019 à 10 h 10 min

Quel gouvernement pour le nouveau président de la République, Abdelmadjid Tebboune ? Aussitôt après son investiture, le chef de l’Etat a accepté la démission du Premier ministre, Noureddine Bedoui, très contesté par le mouvement populaire.

Il a chargé, le même jour, le ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, d’assurer l’intérim pour gérer les affaires courantes, tout en limogeant le ministre de l’Intérieur, Salah Eddine Dahmoune, dont les propos sur le hirak, tenus à la veille de la présidentielle du 12 décembre, ont choqué l’opinion. Mais le communiqué de la Présidence ne définit pas la durée de ce gouvernement intérimaire qui n’est, faut-il le rappeler, prévu par aucune disposition constitutionnelle.

Pourtant, lors de sa première conférence de presse, après son élection, Abdelmadjid Tebboune avait promis de nommer un Exécutif composé de beaucoup de jeunes ministres. Veut-il se donner plus de temps pour constituer le staff gouvernemental ? Cherche-t-il encore la personne apte pour prendre la tête de l’Exécutif ? Piochera-t-il encore dans les rangs de l’ex-parti unique ou dans la réserve du régime ?

Selon l’article 91 de la Constitution, le président de la République «nomme le Premier ministre après consultation de la majorité parlementaire». Il nomme aussi, selon l’article 93 de la Loi fondamentale, «les membres du gouvernement après consultation du Premier ministre». Abdelmadjid Tebboune respectera-t-il la Constitution et consultera la majorité parlementaire ? Un véritable casse-tête pour lui.

Et pour cause, cette majorité, composée du FLN, du RND, de TAJ et du MPA, voit sa légitimité sérieusement ébranlée. Ces formations politiques qui ont soutenu, jusqu’à la dernière minute, le 5e mandat du président déchu, Abdelaziz Bouteflika, sont devenues la cible du mouvement populaire qui exige même leur dissolution. Depuis le 22 février, le Parlement, déserté par les députés de l’opposition, est devenu une coquille vide, même s’il continue de légiférer toujours au nom du peuple. Le nouveau Président fera-t-il comme si de rien n’était en gardant le Parlement avec sa composante actuelle ? L’équation est difficile à résoudre pour lui. Pour l’instant, il n’a montré aucune intention de dissoudre l’APN et d’organiser une nouvelle élection législative.

Pour rappel, le FLN et le RND se sont alliés contre lui lors de la dernière campagne électorale. Mais les deux partis, qui détiennent la majorité absolue au niveau des deux Chambres de l’institution législative, et leur candidat, Azzedine Mihoubi, n’ont réalisé qu’un piètre score à l’issue du scrutin présidentiel. Ce qui prouve leur affaiblissement. Comment leur permettre de dominer encore le Parlement, censé être composé de représentants du peuple légitimement élus ? Certes, les députés de ces deux formations appliquent toujours la devise : «Le roi est mort, vive le roi.» Mais il est difficile de bâtir «la nouvelle Algérie» tout en maintenant en place un personnel politique remis en cause.

Abdelmadjid Tebboune avait également promis de réviser la Constitution et la loi électorale. Si le premier chantier peut être voté par référendum – c’est le choix confirmé par le nouveau locataire du palais d’El Mouradia –, le second devra passer inévitablement par le Parlement, qualifié d’illégitime…


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