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Nedjmeddine Bendakkiche. Gestionnaire consultant chez NeoMedic : «Avant de libérer un stock de bandelettes, on le soumet à un contrôle strict»

17 février 2019 à 9 h 40 min

Des malades et des pharmaciens se plaignent du manque de précision du lecteur Diagno-check. Qu’en pensez-vous ?

Avant même que notre produit ne soit commercialisé, des pharmaciens ont commencé à dire aux malades d’éviter notre produit et de lui préférer un autre, importé de Chine, je peux même vous donner les noms de ces pharmaciens. Vous savez, nous sommes très scrupuleux s’agissant de la fabrication d’un produit hautement délicat et lié à la santé publique. D’ailleurs, notre unité on l’a construite sur le même principe de l’usine, on applique pour les bandelettes les mêmes normes que celles pour le médicament (humidité, la température, la poussière, la tenue vestimentaires…).

Et avant de libérer un stock, on le soumet à un contrôle strict. Aussi, alors que les autres se limitent à des solutions de contrôle, chez NeoMedic on fait même des essais avec du sang humain, et pour cela, nous avons une liste de donneurs de sang.

Nous respectons les bonnes pratiques de fabrication (bpf), notre laboratoire est agréé par le ministère de la Santé, et nous sommes contrôlés systématiquement par le LNCCP (Le Laboratoire national de contrôle des produits pharmaceutiques, NDLR).

Normalement, c’est au pharmacien de signaler à nos délégués commerciaux toute critique ou rejet de notre produit. Or, jusqu’à preuve du contraire, les pharmaciens sont en train de vendre ce produit. Nous n’avons reçu que treize plaintes concernant les lecteurs avec retour du produit, mais sur les treize, il y avait dix problèmes de piles et trois endommagés, rien d’autre.

Pour nous, notre lecteur est dans les normes, celui qui a une critique, que ce soit du côté des professionnels ou des malades, n’a qu’à s’adresser directement au laboratoire, nous n’avons aucun complexe par rapport à ça. Nous agissons dans la transparence, nous prenons part aux manifestations publiques, nous communiquons directement sur notre produit et nous le donnons gratuitement, et à ce jour personne n’est venu nous reprocher quoi que ce soit.

Donc, pour vous, il s’agit plus d’attaques qui reflètent une guerre commerciale autour des parts de marché en Algérie…

Oui, rien de plus. Notre produit est entré sur le marché en juillet 2017, et ensuite en 2018, l’Etat a commencé à bloquer l’importation au profit de la production nationale. Nous sommes les premiers en Algérie et en Afrique à nous lancer dans la fabrication de la bandelette, et nous la fabriquons de A à Z, c’est-à-dire en full-process. Avant, le marché algérien était dominé par trois laboratoires étrangers : Bayer, Roche et Johnson & Johnson, à travers des importateurs. Aujourd’hui, vous devez savoir qu’il y a sept ou huit marques sur le marché, et de par les quantités, nous sommes parmi les premiers.

Et quelles sont vos capacités de production ?

Nous avons des capacités pour une seule équipe de 5 millions boîtes et avec les deux équipes, on peut arriver jusqu’à dix millions. Mais on ne peut pas optimiser nos moyens sachant qu’une dizaine de nouveaux fabricants comptent investir en Algérie.

Votre produit est-il certifié ISO 15197 ?

La technologie que nous avons importée est certifiée iso…

Oui, mais puisque vous fabriquez le produit ici, c’est vous qui devez être certifiés, non ?

D’accord, mais il nous faut attendre au moins une année après le début de production avant d’obtenir la certification, et là nous sommes en plein processus de certification ISO 90001 que nous projetons d’obtenir en 2019, et nous sommes aussi en train de finaliser avec l’organisme de certification SGS pour obtenir la 15197.

Mais s’agissant d’un produit vital qui détermine la vie ou la mort de personnes, peut-on mettre un produit sur le marché avant qu’il ne soit certifié ?

Vous savez, du temps de l’importation, les produits des grands laboratoires étaient fabriqués en Chine. Ils n’étaient pas soumis au contrôle ni à l’analyse, ils étaient certifiés dans leurs pays d’origine, mais pas ici. Ils n’avaient même pas de dossier d’enregistrement, on faisait confiance à la renommée des multinationales. Par contre nous, nous avons déposé un dossier d’enregistrement et nous avançons selon les possibilités pour être certifiés.

D’ailleurs, nous avons des clients potentiels pour l’exportation en Afrique et nous manquons juste de l’ISO 90001 pour concrétiser des contrats. En revanche, vous devez savoir qu’en Algérie, aucun fabricant ne détient la norme ISO 15197 et aucun organisme certificateur ne la donne.

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