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Lancé par cinq ONG de défense des droits de l’homme, dont la LADDH

Naissance du Réseau maghrébin contre la peine de mort

23 décembre 2019 à 10 h 04 min

Des organisations de défense des droits de l’homme représentant l’Algérie, le Maroc, la Tunisie et la Mauritanie lancent officiellement le Réseau maghrébin contre la peine de mort.

Il s’agit de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH), la Coalition marocaine contre la peine de mort (CMCPM), l’Association mauritanienne des droits de l’homme (AMDH) et la Coalition tunisienne contre la peine de mort (CTCPM). La décision de lancer ce réseau, lit-on dans une déclaration rendue publique aujourd’hui, a été pris à l’issue d’une réunion tenue, le 20 décembre dernier, à Tunis en marge de la Conférence sur les stratégies pour aller vers l’abolition de la peine de mort, organisée par la CTCPM et Ensemble contre la peine de mort (ECPM).

A travers cet organisme, les quatre organisations affirment vouloir poursuivre la mobilisation pour l’abolition de cette peine infamante en Afrique du Nord. «Tout en exprimant la volonté de multiplier les actions communes, notamment en matière de plaidoyer et de sensibilisation, nous annonçons, par la présente déclaration, le lancement officiel du Réseau maghrébin contre la peine de mort, composé d’organisations non gouvernementales abolitionnistes des pays de la région, avec l’accompagnement d’Ensemble contre la peine de mort.

Ce réseau aura pour objectif de renforcer les efforts menés pour aller vers l’abolition», précise-t-on dans une déclaration rendue publique, hier. Les signataires de cette déclaration rappellent que 147 Etats dans le monde ont aboli la peine de mort en droit ou observent un moratoire de fait.

«L’Algérie, le Maroc, la Mauritanie et la Tunisie n’ont pas connu d’exécutions depuis près de 30 ans et observent donc un moratoire», soulignent les signataires, déplorant au passage le fait que «les condamnations à mort continuent à être prononcées dans ces Etats avec, en 2018, au moins 1 condamnation en Algérie, 10 au Maroc, 12 en Tunisie et 3 en Mauritanie».

Les organisations signataires ont déjà fixé les objectifs de ce réseau. A travers cet organisme, les ONG devront, selon la déclaration, plaider pour le renforcement des engagements internationaux, notamment pour un vote des Etats en faveur de la résolution de l’AG des Nations unies pour un moratoire universel sur l’application de la peine de mort, la ratification du Second Protocole au PIDCP et de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP).

Elles plaideront aussi pour l’intégration en droit interne des engagements internationaux en matière de droits de l’homme, notamment par la révision des systèmes pénaux, pour l’amélioration des conditions de détention dans les prisons et en particulier des condamnés à mort, contribuer à la mobilisation des acteurs abolitionnistes et développer les actions de sensibilisation.

L’Algérie, le Maroc, la Mauritanie et la Tunisie, rappelons-le, ont ratifié le Pacte international sur les droits civils et politiques (PIDCP). Ces Etats n’adoptent pas également une position contre la Résolution de l’ONU appelant à un moratoire universel sur l’application de la peine de mort. 

Madjid Makedhi


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