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Mokrane Aït Larbi : «Ali Ghederi fait l’objet de filatures quotidiennes»

05 février 2019 à 11 h 07 min

Intimidations et entraves annonciatrices d’un climat tendu de la présidentielle. La machine politico-administrative se dresse brutalement contre le candidat à l’élection présidentielle, Ali Ghederi, en cette période de précampagne électorale.

C’est ce que dénonce le coordinateur national de la campagne du candidat, Mokrane Aït Larbi, hier dans un communiqué dans lequel il révèle des faits d’une extrême gravité. Le candidat Ali Ghederi «fait l’objet de filatures quotidiennes par des inconnus à bord de véhicules banalisés» et «les membres de sa famille sont ciblés par des mesures de rétorsions indignes», dénonce le célèbre avocat Mokrane Aït Larbi. 

Signe d’une grande nervosité et de perte de sang-froid du côté du pouvoir.  Cela rappelle dangereusement les périodes sombres de la police politique sous la dictature du parti unique. Le coordinateur de la campagne de Ali Ghederi dénonce fermement ce qu’il qualifié de «délinquance institutionnelle», mais qui «ne pourra pas décourager ni le candidat ni son équipe de campagne».

Les intimidations ne se limitent pas à ces méthodes dignes des régimes staliniens. Le comité de campagne de Ali Ghederi fait part également des «entraves et intimidations» contre les citoyens qui souhaitent parrainer la candidature de l’ex général-major. «Au moment où la campagne pour la collecte des signatures de parrainage atteint la vitesse de croisière, certaines APC multiplient les entraves et parfois les intimidations contre les citoyens qui parrainent le candidat Ali Ghederi», dénonce M. Aït Larbi.

A cette dérive, ce dernier entend opposer «la force de la loi» et met à ce propos le ministre de l’Intérieur face à ses responsabilités. «Tout en condamnant fermement ces pratiques d’un autre âge, nous interpellons le ministre de l’Intérieur pour rappeler à l’administration son devoir de neutralité, dans le respect de la Constitution et des lois de la République, et mettre en garde ses agents contre les dérives qui engagent leur responsabilité pénale», interpelle Mokrane Aït Larbi dans son communiqué.

Pour rappel, le candidat Ali Ghederi avait déjà dénoncé, lors du forum de Liberté, des «harcèlements contre les membres de ma famille dès l’annonce de ma candidature». Manifestement, l’engagement de Ali Ghederi dans la bataille présidentielle dérange au plus haut point. Surtout au plus haut sommet du pouvoir.

Cela rappelle la violente charge du ministère de la Défense nationale au lendemain de l’interview que l’ex-général-major avait accordée à El Watan, dans laquelle il avait interpellé le chef d’état-major de l’ANP, Ahmed Gaïd-Salah, l’exhortant à «protéger la Constitution» contre une éventuelle manœuvre qui viserait à reporter l’élection présidentielle. Depuis, Ali Ghederi est devenu «l’ennemi» qu’il faut réduire au silence.

Peine perdue. Car l’ancien directeur central du personnel au ministère de la Défense nationale a pris ses détracteurs à contre-pied en annonçant sa candidature à la présidentielle juste après la convocation du corps électoral, qui fixe la date de la tenue du scrutin.

Rapidement, l’homme s’installe dans le paysage politique et  suscite la curiosité et l’intérêt de l’opinion publique, mais surtout des ralliements de poids. Ce qui n’était vraisemblablement pas prévisible pour ses «adversaires». D’où le passage à une étape supérieure dans la campagne d’intimidation, dont il fait l’objet en ce moment.

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