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Mohcine Belabbas, président du RCD : «L’Algérie est dans une situation inédite d’anticonstitutionnalité»

10 juillet 2019 à 9 h 55 min

Le président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Mohcine Belabbas, a dénoncé, hier, «l’exploit» du chef d’état-major, qui «a accaparé tous les pouvoirs depuis le 2 avril 2019», d’avoir précipité «l’Algérie dans une situation inédite d’anticonstitutionnalité». «En effet, aujourd’hui (mardi, ndlr), le mandat du chef de l’Etat désigné en vertu de l’article 102 de la Constitution a expiré ; le Conseil de la nation est toujours sans président élu, puisque dirigé par un intérimaire désigné depuis trois mois, et l’Assemblée nationale sans président depuis une semaine (violation de l’article 131 de la Constitution)», a estimé Mohcine Belabbas dans un message publié sur sa page Facebook. Et d’ajouter : «Le Premier ministre nommé depuis mars 2019 n’a, à ce jour, pas présenté son plan d’action devant le Parlement (violation de l’article 94 de la Constitution) ; le pouvoir judiciaire est sans garant constitutionnel de son indépendance ; le Conseil supérieur de la magistrature est inopérant en l’absence d’un président de la République.»

Le président du RCD a accusé aussi le chef d’état-major d’avoir utilisé la justice pour en faire un instrument de «vengeance» et de «répression». «Il a changé auprès de l’opinion nationale le symbole de la justice, visible dans tous les tribunaux et palais de justice, de la balance pour lui substituer la faucheuse. La balance ayant toujours suggéré l’impartialité, l’objectivité et l’indépendance, la faucheuse quant à elle, suggère la vengeance, la répression et la condamnation définitive sans jugement et sans appel», a fustigé Mohcine Belabbas. Le premier responsable du RCD s’est offusqué des atteintes répétées aux libertés publiques et politiques. «Ces trois derniers mois ont été marqués par un nombre jamais égalé d’atteintes aux libertés et d’emprisonnements illégaux dans un temps aussi court. L’entrave à l’exercice politique n’est pas en reste, puisque les partis et associations se voient refuser d’organiser des activités et interdit d’accès aux médias. Plus parlant, est le recours d’un avocat, Salah Dabouz, en grève de la faim pour récupérer ses droits constitutionnels et légitimes», a-t-il énuméré, avant d’appeler les tenants du régime à ne pas rendre plus complexe l’impasse politique dans laquelle se trouve le pays. «Il ne s’agit pas de se réjouir de cette situation par ailleurs, largement prévisible.

Il s’agit plutôt de rappeler à la raison ces septuagénaires et autres octogénaires de tout bord, pour leur signifier d’arrêter de rajouter de l’huile sur le feu et de laisser la génération du 22 février prendre les choses en main au plus vite, afin de remettre le train Algérie sur les rails de la démocratie et du progrès», a-t-il conclu. Depuis le 22 février, les Algériens sortent chaque semaine massivement dans les rues pour réclamer un changement de régime politique. Mais le chef d’état-major, une des cibles des manifestants, a mainte fois rejeté les revendications du mouvement populaire.


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