Mohamed Saïd rappelle les préalables d’apaisement à Karim Younès : «Le pays traverse une crise politique qui appelle un traitement politique» | El Watan
toggle menu
lundi, 26 septembre, 2022
  • thumbnail of elwatan10072021

Mohamed Saïd rappelle les préalables d’apaisement à Karim Younès : «Le pays traverse une crise politique qui appelle un traitement politique»

29 août 2019 à 10 h 24 min

Le panel de Karim Younès poursuit ses réunions avec les partis politiques et essuie des refus aussi durs que fermes, quand il ne reçoit pas une volée de bois vert. C’est le cas lorsque l’instance de «médiation et de dialogue» a rencontré, hier, le Parti de la liberté et de la justice (PLJ) de Mohamed Saïd.

Ce dernier a fait savoir à Karim Younès et ses compagnons que «la crise que traverse le pays est une crise politique». De ce fait, «elle appelle un traitement politique consensuel qui gagne à ne pas perdurer pour éviter ainsi les risques de dérapage et d’exacerbation de la tension», a indiqué le PLJ dans un communiqué de presse.

Mohamed Saïd, qui a rappelé à son hôte qu’en effet le dialogue est «la voie unique pour la construction d’un consensus», mais force est de constater que «cette voie a été ignorée ou manipulée par le pouvoir jusqu’au jour où la révolution populaire pacifique l’a imposé le 22 février», a tancé le président du PLJ. Manière de rafraîchir la mémoire à ceux qui découvrent subitement les vertus du dialogue.

Pour Mohamed Saïd, le dialogue n’aura ni sens ni effet sans les conditions pouvant instaurer un climat de sérénité politique et d’apaisement. Si Karim Younès a abandonné les «préalables» qu’il avait brandis comme conditions pour assumer la tâche pour laquelle il a été désigné, Mohamed Saïd y tient. Et il les a réitérés à l’occasion.

Le PLJ recommande, pour «sortir de l’impasse actuelle, l’application préalable par le pouvoir de mesures d’apaisement pour réduire la tension». Il insiste tout particulièrement sur «la libération des dizaines de citoyens arrêtés au cours des marches populaires et non impliqués dans des actions de destruction de biens ou de menace à l’ordre public, le non-harcèlement des activistes politiques, la levée des entraves bureaucratiques étouffantes devant l’action politique et le mouvement associatif, le respect de la liberté d’expression, l’ouverture du champ médiatique par la cessation des pressions exercées sur les médias, la protection des marches populaires par la levée des entraves à la circulation notamment aux abords d’Alger, et ce, jusqu’à la satisfaction des revendications légitimes du hirak».

Mais le parti de Mohamed Saïd ne s’enferme pas dans le piège des préalables ; il va au-delà pour préconiser des mesures politiques pour briser l’impasse. Il appelle à la «désignation d’un gouvernement technocrate consensuel de compétences nationales» et à l’«élargissement du panel aux personnalités nationales réputées pour leur intégrité, leur crédibilité et leur popularité» et l’«exclusion de ses rangs de tout membre impliqué dans la préparation du 5e mandat du président déchu».

Plus que cela, Mohamed Saïd rappelle ce que doit être le rôle de l’armée dans cette période cruciale : «Il faut limiter le rôle de l’institution militaire à la facilitation de la réalisation du consensus national entre tous les partenaires politiques et sociaux jusqu’à l’élection de nouvelles institutions nationales.» Sans la satisfaction de ces préalables, qui «constituent un test pour la volonté politique du pouvoir, tout débat relatif à l’organisation d’élection présidentielle sérieuse serait de portée limitée», tranche Mohamed Saïd.


S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Se souvenir de moi
Mot de passe perdu?
S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Registration confirmation will be emailed to you.
Password Reset Registration
Login
Do NOT follow this link or you will be banned from the site!