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Mohamed Mediène, Bachir Tartag, Saïd Bouteflika et Louisa Hanoune de nouveau devant le tribunal militaire : Nouvelle trajectoire pour l’affaire

02 janvier 2021 à 11 h 40 min

Poursuivis pour «complot contre l’autorité de l’Etat et de l’armée», les deux anciens patrons des services de renseignement – le général de corps d’armée à la retraite Mohamed Mediène, dit Toufik, et le général-major à la retraite Bachir Tartag –, Saïd Bouteflika, frère conseiller du Président déchu, ainsi que Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs, seront rejugés aujourd’hui à la Cour d’appel militaire de Blida.

Leur procès a été programmé après que  la Cour suprême ait cassé le verdict de la Cour d’appel militaire de Blida condamnant les accusés à 15 ans de réclusion criminelle, à l’exception de Louisa Hanoune qui, elle, a écopé de 3 ans, dont 9 mois ferme pour «non-dénonciation de crime». Il faut dire que cette affaire semble se diriger vers l’abandon de «la théorie du complot», à laquelle tenait le défunt vice-ministre de la Défense et chef de l’état-major Ahmed Gaïd Salah, et qui, au fil du temps, semble s’effilocher.

Condamnation par contumace de Khaled Nezzar

Le 11 décembre dernier, l’ancien ministre de la Défense Khaled Nezzar, qui faisait l’objet d’une condamnation par contumace de 20 ans de réclusion criminelle, prononcée par le tribunal militaire de Blida pour «complot contre l’autorité de l’Etat» et «atteinte à l’ordre public», est rentré au pays puis s’est présenté devant le tribunal militaire. Cette juridiction lui reprochait de ne pas avoir dévoilé la réunion entre lui et Saïd Bouteflika, dans l’appartement de Farid Benhamdine, président de la SAP (Société algérienne de pharmacie), lequel a d’ailleurs fait l’objet d’un mandat d’arrêt et des mêmes sanctions pénales.

Le jour même, la juridiction militaire s’est réunie et a classé l’affaire en annulant la plainte, et ce, après avoir vidé le mandat d’arrêt. Khaled Nezzar reste cependant poursuivi dans le cadre de l’affaire de la société SLC, dont il est président du conseil d’administration et que gère son fils Lotfi, poursuivi aussi par le tribunal militaire de Blida pour les mêmes faits reprochés à son père.
Lotfi et Benhamdine sont toujours à l’étranger, et de ce fait la procédure à leur encontre est toujours effective.

Avant même que le procès des généraux Toufik et Tartag, Saïd Bouteflika et Louisa Hanoune ne soit enrôlé par la Cour d’appel militaire autrement composée, le frère conseiller du Président déchu, qui était sous contrôle judiciaire dans l’affaire de l’ex-ministre de la Justice, Tayeb Louh, a été placé sous mandat de dépôt dans un nouveau dossier lié à Ali Haddad, et qui concerne la chaîne de télévision El Istimrariya (La Continuité), qui devait être lancée durant la campagne électorale du 5e mandat, avorté par une massive protestation populaire.

Des faits pour lesquels Ali Haddad a été jugé et condamné. Devant le magistrat instructeur du pôle financier près le tribunal de Sidi M’hamed, à Alger, Saïd Bouteflika a refusé de répondre aux questions du juge, qui a fini par l’inculper et le placer sous mandat de dépôt.

Il en est de même pour le général Tartag, qui a été, quant à lui, poursuivi et placé sous mandat de dépôt pour deux affaires : celle de Mme Maya et celle de la vente de places, par les enfants de Djamel Ould Abbès, ex-secrétaire général du FLN, sur la liste des candidats de cette formation politique lors des législatives de 2017.

La justice militaire reproche à cet officier supérieur de ne pas avoir respecté la procédure en matière de dépôt de fonds saisis au domicile de Mme Maya et de celle des enfants de Ould Abbès. Visiblement, tout porte à croire que l’on s’achemine vers de nouvelles décisions, probablement l’acquittement, pour les quatre accusés, mais deux d’entre eux, Saïd Bouteflika et Bachir Tartag, resteront en prison. Le premier sera transféré vers un établissement pénitentiaire civil et le second restera à la prison militaire de Blida.


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