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Mohamed Aïssa, ministre des affaires religieuses : «Le programme des sciences islamiques dans les lycées engendre des «takfiristes»

11 février 2019 à 10 h 40 min

Le ministre des Affaires religieuses, Mohamed Aïssa, a réagi aux prêches de vendredi dernier prononcés dans certains lieux de culte par des imams pour dénoncer les récents propos tenus par la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit, au sujet de l’interdiction de la prière dans les établissements scolaires.

«Le ministère des Affaires religieuses n’a adressé aucune instruction aux imams pour répondre à la ministre de l’Education nationale», a souligné, avant-hier à Alger, le ministre des Affaires religieuses, en marge de la réunion des conseils scientifiques à Dar El Imam.

Evoquant des rapports qui lui étaient parvenus samedi dernier, Mohamed Aïssa a estimé que les imams n’ont pas attaqué la ministre de l’Education nationale, mais ils ont plutôt évoqué la prière et la nécessité de respecter les horaires et les conditions nécessaires à sa pratique.

Ceci dit, le ministre ne compte ne pas rester les bras croisés. «Si demain (dimanche, ndlr), les rapports prouvent qu’il y a des attaques ou diffamation à l’encontre de la ministre de l’Education nationale, les conseils scientifiques se réuniront avec les imams pour donner le conseil nécessaire dans le cadre de la rationalisation du discours religieux», a fait savoir Mohamed Aïssa.

Le ministre des Affaires religieuses a assuré que la force des imams en Algérie réside dans leurs libertés et leurs engagements, ajoutant que «les cas exceptionnels n’abrogent pas la règle générale».

Par ailleurs, le ministre des Affaires religieuses a appelé le ministère de l’Education nationale à  «accélérer la révision» du contenu du programme des sciences islamiques dans le cycle secondaire. «Le programme des sciences islamiques dans les lycées engendre des ‘‘takfiristes’’ et des extrémistes sans qu’ils soient pratiquants», a dénoncé le ministre des Affaires religieuses. Lundi dernier, la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit, avait apporté son soutien à la directrice de l’Ecole internationale algérienne de Paris, qui a interdit la prière à l’école.

Ce qui a provoqué une vive polémique dans les milieux conservateurs. Devant les députés, jeudi, la ministre a répété, imperturbable, que «nul n’est en mesure de toucher à l’identité et aux constantes des Algériens», précisant qu’il s’agit toutefois «d’un calendrier de travail à respecter dans le secteur».

Mme Benghebrit a souligné que «dans le cadre de la cohérence qui règne entre les ministères, il y a les mosquées qui sont des espaces dédiés à l’accomplissement de la prière».

Invité de la radio nationale, Mohamed Chaïb Draa Tani, conseiller au ministère de l’Education nationale, a accusé des «lobbies» d’être à l’origine de cette récente controverse.

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