Méfiance à l’égard d’AstraZeneca et absence des autres vaccins : La campagne de vaccination à l’arrêt | El Watan
toggle menu
dimanche, 26 septembre, 2021
  • thumbnail of elwatan10072021




Méfiance à l’égard d’AstraZeneca et absence des autres vaccins : La campagne de vaccination à l’arrêt

25 avril 2021 à 11 h 10 min

Un total de 694 800 doses de vaccin contre la Covid-19, dont le vaccin russe Sputnik V, le suédois-britannique AstraZeneca et le chinois Sinopharm, a été acquis par l’Algérie depuis le mois de janvier dernier. Trois mois après, 256 200 doses ont été injectées, soit plus de 70% de la quantité acquise.

Les 438 600 doses constituées majoritairement du vaccin AstraZeneca, acquises dans le cadre de la plateforme Covax, posent problème.

Distribué sur l’ensemble des structures de vaccination réparties au niveau national, ce vaccin ne trouve pas preneur. Selon les spécialistes, il y a une grande réticence de la population vis-à-vis de la vaccination contre la Covid-19 en général – il n’y a qu’à avoir le nombre d’inscrits sur la plateforme du ministère de la Santé – et particulièrement avec le vaccin AstraZeneca, qui est au cœur d’une polémique mondiale en raison du risque de thromboses, et certains pays ont déjà renoncé à son utilisation.

La situation se complique pour la campagne nationale de vaccination puisque la date de péremption du vaccin en question est prévue pour le mois de juin prochain. Une problématique à laquelle fait face le ministère de la Santé. «La campagne nationale de vaccination est aujourd’hui à l’arrêt et accuse un retard dommageable pour l’utilisation du vaccin lui-même.

Même si elle redémarre avec ces vaccins, le délai prévu entre les deux doses injectées, fixé entre deux à quatre mois, coïncidera avec la date de péremption du vaccin, soit la fin du mois de juin. A moins que de nouveaux quotas seront réceptionnés d’ici là, dans le cas où ces doses sont injectées entre-temps», nous confie une source proche du dossier, qui ne cache pas son inquiétude quant à l’acquisition des prochains quotas de vaccins. «Le dernier délai pour la livraison des dernières quantités du vaccin Sputnik V, soit 920 000 doses, est prévu pour la fin du mois d’avril, selon les clauses du contrat signé avec les Russes.

Le mois tire à sa fin et on ne voit rien venir», a-t-il souligné. Et de signaler : «Il en est de même pour le Covax, avec qui il était convenu une livraison au courant du mois d’avril.» Une autre livraison chinoise du vaccin Sinovac est également prévue pour ce mois d’avril, avons-nous appris de source sûre, sur un total de deux millions de doses. «100 000 doses seront réceptionnées pour ce mois d’avril, puis 400 000 en mai et le reste sera réparti sur les mois prochains», affirme la même source.

Un contrat d’entente a également été signé par l’Institut Pasteur d’Algérie avec la firme américaine Pfizer pour l’acquisition de dix millions de doses du vaccin Pfizer/BioNtech. Des engagements qui ne semblent pas être garantis par les fournisseurs, puisqu’aucune date pour la réception de toutes ces doses de vaccin n’est annoncée.

Un manque de visibilité qui met à rude épreuve le ministère de la Santé, dont le premier responsable, Abderrahmane Benbouzid, a été instruit par le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, afin «d’agir» et de «veiller à résorber les retards constatés dans les livraisons des vaccins anti-Covid-19», selon le communiqué du Premier ministère, publié à l’issue du dernier Conseil du gouvernement. «Les lots ont déjà été commandés.

Ils doivent, donc, être livrés conformément aux engagements contractuels des fournisseurs», ajoute le communiqué.

En attendant, le virus circule toujours et le nombre de cas de Covid-19 est en nette augmentation, avec la prolifération des nouveaux variants dans plusieurs wilayas du pays, au risque d’être dominants. Une crainte exprimée par les spécialistes qui redoutent déjà une troisième vague.

 

Les indicateurs épidémiologiques actuels sont «alarmants»

Les indicateurs épidémiologiques actuels relatifs à la Covid-19 et aux nouveaux variants sont «alarmants», ont mis en garde, vendredi, le DG de l’Institut Pasteur d’Algérie (IPA), Fawzi Derrar, et le chef de service d’épidémiologie et de médecine préventive à l’EHU de Blida, le Pr Abderezzak Bouamra. Invités de l’émission «Al Siha fi ousbouu», les deux spécialistes ont affirmé que l’apparition d’une troisième vague était «possible», notamment après le «laisser-aller» observé ces dernières semaines chez les citoyens quant au respect des mesures barrières, en sus de la courbe ascendante des contaminations et l’augmentation du nombre des cas atteints des variants britannique et nigérian. Les deux spécialistes mettent en garde contre une augmentation des cas d’atteinte par le virus originel et les variants qui sont «une épidémie dans l’épidémie». Concernant les variants, le DG de l’IPA a indiqué qu’en dépit de leur faible nombre actuellement, l’on observe une augmentation des cas, rappelant les capacités de l’Institut en matière des détection des nouveaux variants. Seuls les variants britannique et nigérian circulent en Algérie, a-t-il précisé, relevant au sujet du variant indien de faibles données, d’autant que les producteurs de vaccins œuvrent à adapter leurs produits au virus originel et aux variants. Interrogé sur la faible cadence d’acquisition des vaccins, le Dr Derrar a précisé que l’Algérie avait signé des contrats avec plusieurs laboratoires, dont Sinopharm et Pfizer, annonçant la réception en mai prochain d’une quantité de vaccins de ces deux laboratoires. Le DG de l’IPA a fait savoir que son établissement disposait de certains stocks des trois vaccins acquis par l’Algérie, à savoir Sputnik V, Sinopharm et AstraZeneca.  APS


Advertisements


S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Se souvenir de moi
Mot de passe perdu?
S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Registration confirmation will be emailed to you.
Password Reset Registration
Login
Do NOT follow this link or you will be banned from the site!