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Mascara : Le Hirak dénonce le black-out médiatique

19 juillet 2019 à 19 h 03 min

«Sahafa chiyatine (Journalistes laudateurs)», «Sahafat el âr (Médias de la honte)» et «Libérez la presse», sont parmi les slogans qui ont été scandés, en ce 22e Vendredi de mobilisation, dans la ville de Mascara, par des centaines de citoyens, issus de différentes couches de la société, descendus dans la rue pour réitérer leur revendication principale : «le départ de toute la issaba (bande de voleurs).»

Pour la première fois depuis le début du mouvement populaire, les manifestants observent une longue halte devant la maison de la presse «Bakhti Benaouda», à proximité de la place Émir Abdelkader, en plein centre ville de Mascara.

Drapés, dans leur majorité, de l’emblème national, les hirakistes se sentent abandonnés et trahis, ont tiré à boulets rouges sur les médias notamment audiovisuels qui observent le black out sur le hirak à Mascara en particulier. «Sahafa chiyatine (Journalistes laudateurs)» et «Sahafat el ar (Médias de la honte)» ont scandé les marcheurs d’une même voix.

Les manifestants, en outre, ont affiché leur soutien à la presse indépendante qui fait face à des difficultés immenses. Sous les regards des agents en civile des différents corps de sécurités, les jeunes et moins jeunes ont scandé aussi : «Non à la mise à mort de la liberté de la presse», «Non à l’assassinat de la presse indépendante» et «Libérez la presse.»

Des militants du mouvement citoyens à Mascara, devant le siège de la maison de la presse, ont tenu à manifester leur sympathie au journal El Watan après qu’ils aient appris que l’édition d’El Watan Week-end cessait, ce 19 juillet, de paraitre. «Il faut sauvegarder les plumes libres», lancera Djamel Belleg, un activiste démocrate.

Par ailleurs, l’ex-parti unique était également la cible des manifestants. Devant le siège de la mouhafadha, une halte a été aussi observée. «FLN, RND, dégagez», scandaient les militants du hirak. «Il faut que la bande locale de voleurs rendre des compte au peuple», lance un sexagénaire.

Les marcheurs, tout au long du parcours, ont réitérer leurs principales revendications : «Dawla mdaniya machi askariya (Un État civil, pas militaire)», «Dawla chababiya machi chibaniya (Un état composé de jeunes et pas de personnes vieillissantes)» et «Ech-chaâb yourid el-istiklal (le peuple veut l’indépendance).»


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