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jeudi, 06 mai, 2021
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Marche du Hirak à Tizi Ouzou : En hommage aux martyrs du Printemps noir

17 avril 2021 à 11 h 05 min

Le 113e vendredi de protestation pour le changement du système s’est déroulé, hier, à Tizi Ouzou, en hommage aux victimes des événements de Kabylie de 2001.

Les portraits des jeunes tués lors du Printemps noir ont été, d’ailleurs, exhibés par des marcheurs qui ont bravé la pluie pour prendre part cette manifestation de rue. Celle-ci a drainé des milliers de personnes qui ont battu le pavé dans la capitale du Djurdjura. «Les auteurs et les comanditaires des assassinats des 128 martyrs du Printemps noir doivent être jugés.

C’est un génocide qui reste toujours impuni», a martelé le père d’une victime qui a suspendu un panneau en contreplaqué sur lequel on pouvait lire : «Non à l’impunité pour les assassins de nos enfants», «Non à l’oubli». «Gloire à nos martyrs tombés pour la dignité, la libérté et l’amazighité», «Tous ceux qui faisaient partie du système lors de l’assassinat des victimes du Printemps noir doivent être traduits devant les juridictions compétentes», a enchaîné un marcheur qui estime que la marche d’hier se voulait, entre autres, un hommage aux victimes des événements de Kabylie. «Nous ne devons pas oublier ces jeunes fauchés à la fleur de l’âge par les balles assassines de la Gendarmerie nationale», a-t-il clamé tout en citant les noms de quelques jeunes tués en 2001. «Le mois d’avril 2001 est le mois le plus sanglant de ces événements. Après l’assassinat de Guermah Massinissa dans les locaux de la gendarmerie à Beni Douala, nous avions dénombré des dizaines d’autres martyrs comme Kamel Irchen qui a écrit sur un mur le mot «Liberté» avec son sang, et ce, avant de rendre son dernier soupir après avoir été mortellement blessé par balle.

Aujourd’hui, nous sommes venus crier haut et fort ‘‘Ulac Smah Ulac !’’ (Nous ne pardonnerons jamais) aux auteurs et aux commanditaires de cette répression sanglante», a fulminé un autre manifestant au cœur d’une procession qui s’est dirigée vers l’ancienne gare routière en scandant des slogans hostiles au pouvoir et en faveur de l’instauration d’un Etat de droit. «Primauté du politique sur le militaire», était-il mentionné sur une pancarte hissée par un père de famille. Par ailleurs, la foule a également réclamé, comme chaque vendredi, la libération des détenus du hirak qui croupissent toujours en prison. «Libérez les détenus, libérez la justice !», scandaient les marcheurs.


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