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Marche du 37e mardi à Alger : soutien total aux détenus d’opinion et… aux magistrats !

05 novembre 2019 à 13 h 08 min

C’est sous une pluie fine que les étudiants, appuyés par des milliers de manifestants de tout âge, ont entamé, ce matin à Alger, la marche du 37e mardi. Les forces de police ont utilisé la violence contre les manifestants et les photographes de presse près de l’hôtel Safir.

La procession des manifestants s’est ébranlée de la Place des martyrs vers 10h40, en scandant des slogans hostiles au chef d’état-major de l’armée, Ahmed Gaid Salah, pour exprimer leur rejet de l’élection présidentielle prévue le 12 décembre. « Cette année, il n’y aura pas d’élection », « Etat civil, non militaire » et « El Istiklal (indépendance) » a clamé la foule sous les arcades de Bab Azzoune.

Arrivée à Place Port Said, les milliers de manifestants se sont retrouvés face à un mur de policiers armés de boucliers, dressé à l’entrée de la rue Abane Ramdane. Une manière pour les services de sécurité d’empêcher les marcheurs de rejoindre le tribunal Sidi M’hamed. Les manifestants empruntent la rue Larbi Ben’ Mhidi en exprimant leur soutien aux détenus d’opinion ainsi qu’aux magistrats. « Libérez les détenus, ils n’ont pas vendu de la cocaïne », « Juges, n’ayez pas peur ! ».

« Bouteflika, reprenez vos enfants ! Il n’y’aura pas de 5e mandat »

La foule des marcheurs, qui ne cesse de grossir, a  insisté sur le rejet de la présidentielle : « Pas de vote avec les gangs », « Bouteflika, eddi Ouladek, makach Aouhda khamssa (Bouteflika, reprenez vos enfants et partez, pas de 5e mandat !».

Violence policière

Vers 11h30 à la rue Ben M’hidi, des centaines de marcheurs tentent d’atteindre le tribunal Sidi M’hamed, en passant par la rue Tanger. Mais, tous les accès menant au fameux tribunal qui a envoyé des dizaines de manifestants en prison, étaient fermés. des centaines de manifestants ont été bloqués par un imposant dispositif sécuritaire près de l’hôtel Safir. Des marcheurs et des photographes de presse ont, une nouvelle fois, fait les frais de la violence policière. Les manifestants ont réussi difficilement à atteindre le siège de l’APN, chambre basse du Parlement, où ils ont scandé « Voleurs, vous avez mangé le pays ».

Du côté de la statue de l’émir, la marche se poursuivait normalement. Les étudiants ont hissé un portrait géant de la martyre Hassiba Ben Bouali et une grande banderole sur laquelle ils avaient écrit « la liberté d’expression est le fondement d’un Etat libre ». Sur les pancartes, on pouvait lire : « la liberté commence là où se termine l’ignorance », « pas d’élections, nos rêves ne tiennent pas dans vos urnes », « libérez les détenus d’opinion et du drapeau amazigh ! » et « Nous sommes solidaires avec les magistrats ».

Les portraits du moudjahid Bouregâga et de l’étudiante Nour El Houda Yasmine Dahmani, détenus à la prison d’El Harrach, sont visibles partout au-dessus de l’imposante foule de marcheurs.

Alger vibre, à l’heure où nous mettons en ligne, au rythme de « Ce hirak est un devoir national ».


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