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Marché des fruits et légumes et viandes : La mercuriale flambe

08 septembre 2019 à 10 h 15 min

Au lendemain de la rentrée sociale et scolaire, les prix des fruits et légumes et des viandes prennent une courbe ascendante, soumettant à rude épreuve encore une fois le pouvoir d’achat des familles algériennes. Période creuse, déséquilibre entre l’offre et la demande, manque de prévisions et de marchés de proximité sont autant de facteurs menant à cette flambée des prix.

Au marché Réda Houhou (ex-Clauzel) au centre de la capitale, les prix s’envolent. La pomme de terre est vendue à 60/70 DA le kilo, la tomate 120 DA, la courgette à 170 voire 210 DA et la carotte et l’aubergine à 80 DA. Le poivron est cédé 70 DA tandis que le piment est à 90 DA.

Pour les fruits, il n’y a que la pastèque et le melon qui sont à la portée des petites bourses. Pour le premier fruit, le kilo coûte 50 à 60 DA avec une possibilité de prendre une demi-pastèque ou une tranche seulement. Pour le melon, les prix oscillent entre 60 et 85DA/kilo. Les autres fruits, bien que de saison, restent hors de portée. Le raisin de calibre moyen est à 180 DA au moment où le premier choix est à 250 DA.

Les poires sont à 200 DA et la pêche à 160 DA. «Les prix ont incroyablement augmenté. Pour les produits à faible demande, la hausse est en moyenne de 15 DA. Elle est pratiquement le double de cette somme, soit 30 DA, pour les produits à grande consommation. Je vous parle ici des prix de gros. Arrivés au consommateur, les prix sont nettement plus élevés», déclare Rédha Medjber, mandataire au marché de gros de fruits et légumes des Eucalyptus. Pour lui, cette hausse est ordinaire pour cette période de passage entre deux saisons. Il prévoit une baisse des prix dans les 2 ou 3 semaines prochaines.

Toutefois, il considère aberrant l’absence, à nos jours, d’une politique de prévisions pour maîtriser la balance de l’offre et de la demande et de facto stabiliser les prix. «Depuis 20 ans, nous n’avons pas reçu de représentants du ministère du Commerce pour faire des études sur la consommation et les récoltes. L’absence d’étude fait que ces périodes creuses se font lourdement sentir par la hausse des prix et une offre assez réduite des différents produits.

Cette absence d’étude ouvre la porte à toutes sortes de spéculations», ajoute-t-il, avant de rebondir sur l’importation de produits agricoles en pleine période de récolte du produit algérien. Il cite dans ce sens la pomme golden, mise dans une rude concurrence avec les produits importés.

La hausse des prix est également expliquée par les représentations des commerçants, notamment l’Association des commerçants et des artisans (ANCA), par le manque de marchés de proximité, augmentant ainsi les frais de transport comptabilisés dans le prix final et alimentant le réseau de l’informel.
Ces problèmes et bien d’autres sont également à l’origine de la flambée des prix des viandes, notamment de la volaille.

Depuis près d’une semaine, les prix ont connu une hausse vertigineuse, passant de 230 DA le kilo de poulet à 400, même 450 DA. Pour la viande de dinde, les prix sont nettement plus élevés. Ils dépassent les 650 DA le kilo. Ce prix est presque le même pour les escalopes.

Cette filière, souvent sujette à des perturbations, peine aujourd’hui à trouver son équilibre et à permettre à l’éleveur de faire des bénéfices et au consommateur de s’en alimenter sans craindre ces montées imprévisibles des prix.


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